Archives Mensuelles: septembre 2013

voici le teaser de MOI JEAN LACOMBE marin et cineaste

Très belle projection jeudi soir à La Rochelle. Merci à tous de m'avoir accompagné dans cette aventure, et encore bravo à la valeureuse équipe de l'Aquarium de La Rochelle !

Très belle projection jeudi soir à La Rochelle. Merci à tous de m’avoir accompagné dans cette aventure, et encore bravo à la valeureuse équipe de l’Aquarium de La Rochelle !

« LE CIEL EST SOUS NOS PIEDS », 63′, sera projeté dans le cadre des Portes Ouvertes de Bagnolet

FABIENNE ISSARTEL, réalisatrice, accompagne la proposition plastique de Thi-Tam PHAM autour du thème « La tour de Babel », en présentant -comme l’année dernière- dans la cave du 60 rue Hoche sur un moniteur, « LE CIEL EST SOUS NOS PIEDS », 63’, un film documentaire, qui relate les derniers jours de la vie du grand sculpteur hongrois Pierre Székely. Sa mort tout à fait inattendue – il décède le 3 avril 2001 d’une crise cardiaque pendant le temps du tournage – semble néanmoins avoir été finement orchestrée par Székely lui-même… De sa dernière sculpture qu’il nomme « Je ne suis pas là », jusqu’à ses propos relatant une troisième réalité qu’il aurait atteinte, tout indique de façon troublante qu’il savait qu’il allait mourir… Abandonnée par mon héros au beau milieu du film, je suis alors entraînée dans une promenade mystique à la recherche de sa fameuse « troisième réalité ». Au contact de l’œuvre étrange et archétypale de Pierre Székely, je tente de percer à jour l’énigme énoncée par le titre même du film et que nous avions choisi ensemble : « Le Ciel est sous nos pieds » !

Né en 1923 à Budapest Pierre Székely a érigé plus de 250 sculptures monumentales dans le monde entier.
Cliquez pour voir l’affiche du film et quelques oeuvres de cet immense artiste !

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AVANT-PREMIÈRE LE 26 SEPTEMBRE À 20 h À L’AQUARIUM DE LA ROCHELLE du film documentaire MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINÉASTE, 52’

MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINÉASTE
Un film documentaire de Fabienne Issartel, 52’
Co-production : AMIP/France 3 Poitou Charente, août 2013
Moi Jean Lacombe marin et cinéaste

Lacombe_3
J’ai voulu réaliser le film que Jean Lacombe cinéaste n’avait jamais pu finaliser : un film qui rendrait compte de sa quête pour inventer un monde à sa mesure.
Car Jean Lacombe était plus attaché à cette recherche d’absolu qu’au palmarès de ses victoires. Cette façon inédite dans les années 60 qu’il a eu de s’auto-filmer se veut revendicatrice des choix tout à fait assumés qu’il a fait dans sa vie.
«Qui suis-je ?» se demande-t-il au début de son livre « A moi l’Atlantique ».
«N’importe qui !» répond-il.
Ce n’est guère vrai, car cet homme qu’on appelle « le navigateur ingénu » a été un précurseur exigeant, doté sans doute d’une bonne dose d’inconscience, qui lui a permis, sans aucune expérience de navigation sur la grande mer, de traverser tout seul l’Atlantique en 1956. Il s’installe alors aux Etats-Unis et mène la vie qui lui convient, très loin de celle qui lui était à priori destinée comme serrurier ou maroquinier dans l’ombre d’un atelier.
J’aime son regard aiguisé de documentariste quand il nous emmène chez les chasseurs de baleine aux Açores, et l’or qui a dans les mains quand il construit lui-même ses bateaux.
Jean Lacombe sait modestement tout faire. C’est un autodidacte intuitif qui sera serrurier, maroquinier, architecte naval, navigateur, cinéaste, photographe…
La numérisation de ses bandes 16 mm, découvertes après sa mort en 1995 en Martinique, nous a permis d’accéder à la richesse de son univers.
J’ai donc voulu privilégier dans ce film-portrait les propres images de Jean Lacombe, en les accompagnant d’éléments biographiques racontés par Eric Vibart, (historien de la plaisance et journaliste à Voiles et Voiliers).
Un travail de son a été nécessaire pour enrichir l’imaginaire de ce récit, car les bandes 16 étaient évidemment muettes.
Une musique originale a été composée et interprétée au violoncelle par une jeune violoncelliste : Ariane Issartel.
Parmi les témoins présents dans le film citons aussi Gisèle, sa belle sœur et Alain, son neveu, Pierre Gazarian, son ami de New-York et Toni Austin, la femme de sa vie avec laquelle il construira son dernier bateau.
Didier Maupas du chantier Jouët nous parle de l’époque du Golif, un des premiers bateaux de série en polyester avec lequel Jean Lacombe participe en 64 à la deuxième OSTAR, aux côtés de Tabarly.
Félicité au Salon Nautique de Paris en 65 par le Général De Gaulle, il deviendra l’emblème de la plaisance moderne : la preuve vivante que celle-ci s’adresse enfin maintenant à tous !
C’est à ce titre que l’histoire de Jean Lacombe peut être l’emblème d’une ville comme La Rochelle, en passe de devenir un des plus grands ports de plaisance du monde.
Jean-François Fountaine, Président des Industries Nautiques, Patrick Schnepp et Serge Robigo du Musée Maritime, Patrice Bernier, Maître du port, viennent aussi lui rendre hommage.
Ce film – qui raconte encore une fois (comme dans tous mes films), l’histoire d’un homme libre – a pu voir le jour grâce à l’ouverture d’esprit de Guy Lacombe, le frère de notre héros, qui nous a remis ses bandes 16 mm, et aussi, grâce à l’audace de la maison de production AMIP et de la chaîne France 3 Poitou Charentes.
Merci à tous pour votre opiniâtreté, votre enthousiasme et votre engagement !
Fabienne Issartel

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