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« Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste » de Fabienne Issartel : 4 projections exceptionnelles organisées par la Cinémathèque de Bretagne. Le dimanche 9 décembre je serai accompagnée de Yoann Dhenin le producteur du film, aux Champs libres de Rennes, 16 h !

« Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste » de Fabienne Issartel, 52′ a obtenu le « prix du Film Mémoires de la mer » en 2014, décerné par la Corderie Royale de Rochefort et le Centre International de la Mer.

 

Hippocampe, premier bateau imaginé par Jean Lacombe, sort de l’atelier de Sartrouville en décembre 1953

 

Un nouveau fonds « Jean Lacombe » à la Cinémathèque de Bretagne

Jean Lacombe a laissé un grand nombre de rushes en 16 mm le montrant en action à bord de ses 5 bateaux. Après la réalisation du documentaire où ses précieuses images ont été mises en scènes, l’ensemble de ce matériel a été confié par sa famille à la Cinémathèque de Bretagne. Heureuse initiative ! Toutes ces bobines viennent d’être nettoyées et passées au télécinéma HD. Elles sont maintenant magnifiques, plus belles encore que dans notre film et disponibles pour toujours pour les professionnels et le public. Un trésor pour tous ceux ceux qui ont à coeur de ne pas oublier l’esprit pur qui a conduit vers l’aventure ces pionniers de la plaisance moderne. Pionnier, Jean Lacombe l’était aussi dans sa détermination rare à la fin des années 50 à s’auto-filmer pendant ses navigations, dans un milieu hostile et humide, particulièrement délicat pour la préservation du support pellicule. 
Pour inaugurer ce fonds, la Cinémathèque de Bretagne organise 4 projections exceptionnelles du documentaire « Moi Jean Lacombe marin et cinéaste ».

Retrouvez toutes les dates et les lieux ci-dessous.

 

Jean Lacombe lors de son tout premier voyage de 1955 vers New-York, capture d’écran du film « Moi Jean lacombe marin et cinéaste » de Fabienne Issartel

 

« Ce documentaire consacré au marin Jean Lacombe mêle témoignages et images d’archives pour dépeindre le destin singulier de cet homme qui a voulu traverser un beau jour de 1955 l’Atlantique, tout seul à bord d’un voilier de 5,50 mètres qu’il avait conçu lui-même à Paris, sans connaissances particulières de l’architecture navale.

En révélant les images que Jean Lacombe réalisa lui-même sur bandes 16 mm durant ses nombreux périples à travers l’Atlantique nord, la réalisatrice Fabienne Issartel offre une formidable plongée dans l’univers de celui que l’on surnommait le « navigateur ingénu ».

LAURENT CHARPENTIER QUI A ACCOMPAGNE LE FILM A BREST LE 13 DECEMBRE PARLE DE JEAN LACOMBE avec une animatrice de OUFIPO, une Web radio locale de Brest.
C’est ICI VIA CE LIEN :

http://oufipo.org/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste/

 

Eric Vibart et Laurent Charpentier visionnent les rushs de Jean Lacombe. Ici une expérience de survie sur un canot pneumatique sans eau ni vivres en 1957. Capture d’écran de « Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste »

 

 

Les dates des 4 PROJECTIONS de novembre et décembre 2018, événements organisés par la Cinémathèque de Bretagne :

A VENIR / ET dernière projection !

Aux Champs Libres, 10, cours des Alliés, salle de conférences, Rennes. Gratuit. Contact : 02 23 40 66 00, http://www.musee-bretagne.fr/Rennes à 16 h

Rennes le 9 décembre 16 h :  présence de la réalisatrice et du producteur du film Yoann Dhenin

https://www.unidivers.fr/rennes/docs-en-stock-au-musee-moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste/

Toutes les projections sont suivies d’une rencontre avec le public.

EN SUPPLEMENT DU FILM UN BONUS EN PREMIERES MONDIALES / Des rushs inédits conservés maintenant par la Cinémathèque de Bretagne sont proposés pour les séances de St Brieuc et de Rennes. 

Ce sera « Coup de vent à Nantucket », un petit film de 15 mns muet monté par l’auteur Jean Lacombe, qui s’auto-filme pendant une navigation solitaire épique et  expérimentale sur un canot pneumatique. Un commentaire qui avait été écrit à l’époque par Jean Lacombe lui-même pour accompagner les images, vient d’être retranscrit, et sera restitué simultanément et en live par la voix de Jean-François Delsaut de la Cinémathèque de Bretagne.

« Coup de vent à Nantucket »

En octobre 1957, près d’un an après son arrivée dans la marina de Sheepshead Bay, à Brooklyn, Jean Lacombe décide de tenter une traversée de l’Atlantique Nord sur un canot pneumatique sans vivres ni eau. Il s’inspire ainsi de la traversée d’Alain Bombard réalisée cinq ans plus tôt en 1952 sur « l’Hérétique », un canot pneumatique doté d’une voile d’Optimist. Comme lui, Lacombe veut tenter une expérience de survie avec l’ambition de servir la science et d’aider les naufragés. Il embarque avec lui un microscope et une caméra…

 

Jean Lacombe installe un microscope en 1957 sur son canot pneumatique pour prendre le large en solitaire, capture d'écran, tous droits réservés Cinémathèque de Bretagne

Jean Lacombe installe un microscope en 1957 sur son canot pneumatique pour prendre le large en solitaire, capture d’écran, tous droits réservés Cinémathèque de Bretagne

 

Un hommage :

Ces deux dernières projections, celle de Saint-Brieuc et celle de Rennes à venir, sont dédiées à Patrick Schnepp qui vient de nous quitter le 20 novembre après une longue maladie. Patrick avait participé au tournage de ce film. Quelques liens en fin d’article vous permettront de découvrir ce personnage qui a toujours défendu au sein du Musée Maritime de La Rochelle qu’il a créé, un certain esprit pur des pionniers de la plaisance moderne… Bon vent Patrick !

ONT  DEJA EU LIEU LES PROJECTIONS DE :

Brest le 13 novembre 20 h : présence de Laurent Charpentier, marin et journaliste
https://www.brestculture.fr/moi-jean-lacombe-marin-cineaste.html

flyerLacombe pour la projection à Brest de « Moi Jean Lacombe marin et cinéaste »

Nantes le 15 novembre 18 h :  présence de la réalisatrice
http://www.moisdudoc.com/spip.php?rubrique90&IDSeance=291

https://abp.bzh/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-film-presente-a-nantes-le-13-novembre-46124

https://archives.loire-atlantique.fr/jcms/decouvrir/rendez-vous-aux-archives/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-fr-p1_13746?portal=c_5110&category=c_5140

Saint-Brieuc le 25 novembre 14 h 30 :  présence de la réalisatrice, au Cinéma Club 6, 40, boulevard Clemenceau, au centre de Saint-Brieuc.

Quelques annonces :

https://www.cridelormeau.com/manifestation-moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-92238.html

http://www.club6.fr/evenements

https://www.fest.fr/projection-du-film-moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-542343.html#1wAemgdIi28JWsMO.99
https://www.cinematheque-bretagne.fr/Programmation-Projection-_Moi-Jean-Lacombe_-marin-et-cinéaste_-392-1129-0-0.html

 

Parmi les documents laissés par Jean Lacombe, ses photos des stars françaises de passage à New-York à l’époque

JEAN LACOMBE SAVAIT TOUT FAIRE !

Esprit farouchement indépendant et individualiste, dans la lignée d’Alain Gerbault, de Jacques-Yves Le Toumelin ou de Moitessier, Jean Lacombe s’éloigne du monde de la compétition au large, destiné à être de plus en plus dominé par la course à l’armement, à la technologie et au sponsoring. Il se fixe à New York et y subsiste avec des hauts et des bas, s’adonnant à de nombreux petits boulots. Jean sait tout faire. C’est un artisan génial et curieux. Avant d’inventer des bateaux, il concevait des sacs à main pour une clientèle de luxe. Il saura naviguer seul sur la grande mer bleue déchaînée. Il a su aussi écrire ses aventures et les filmer. Jean trouve toujours une idée pour se sortir de l’ornière et donner des horizons à sa liberté. Il monte même une baraque à frites sur une marina du Bronx pour financer la construction de Yang son dernier bateau. Entre autre, il est aussi photographe nous donnant ces extraordinaires clichés d’artistes de passage à New-York qui deviendront nos grandes stars françaises…

 

Jean Lacombe se filme avec humour pendant la seconde OSTAR de1964, lisant la revue Bateaux couché dans son “ Golif ” de 6,50 m. 1 000 exemplaires du Golif, un des premiers croiseurs de série en polyester seront construits dans les cinq ans qui suivirent la course, remportée par Eric Tabarly sur Pen Duick II.

Jean Lacombe se filme avec humour pendant la seconde OSTAR de 1964, lisant la revue Bateaux couché dans son “ Golif ” de 6,50 m. 1 000 exemplaires du Golif, un des premiers croiseurs de série en polyester seront construits dans les cinq ans qui suivirent la course. Course remportée par Eric Tabarly sur Pen Duick II !

 

Jean Lacombe, le Kerouac de l’Atlantique

Voilà le seul film consacré à Jean Lacombe, célèbre pour avoir couru la première transat anglaise de 1960, puis à bord d’un Golif, celle de 1964 qui lui valut aux côtés de Tabarly les félicitations du Général De Gaulle. Le documentaire dévoile l’intimité de ce navigateur autodidacte, opiniâtre et révolté, exilé à New York pour vivre dans la marge et la liberté. Avec une caméra 16 mm, Jean Lacombe a filmé ses multiples traversées de l’Atlantique Nord, toujours à bord de petits voiliers. Après sa mort en Martinique en 1995, la famille de Jean Lacombe confie ce trésor de bobines de film à Eric Vibart et Laurent Charpentier, alors journalistes à Voiles et Voiliers. La réalisatrice Fabienne Issartel viendra plusieurs années après, terminer avec eux ce travail de résurrection de « Jeannot », personnage hors-normes qui nous donnera à chacun la force de suivre son destin.

Aventurier plus que marin de compétition, Jean Lacombe fit de l’Atlantique nord, tempétueux et froid, de façon obsessionnelle, son domaine d’élection. Marginal, enthousiaste, il accepta délibérément une vie précaire à New York où il s’était établi dès les années cinquante pour assouvir dès qu’il le pouvait sa passion dévorante de navigations sur des bateaux qu’il voulait absolument de taille modeste (de 5, 48 m à 7, 42 m). A l’aube de la plaisance moderne, il a traversé l’Atlantique sur le premier voilier en polyester. Issu d’un milieu populaire, artisan maroquinier à Paris, Jean Lacombe, sextant en main acheté aux puces, sera un “clochard céleste” à la manière d’un Slocum. Sans aucune expérience maritime, il construira lui-même son premier bateau, refusa toujours tout sponsoring qu’il considérait comme une compromission. Franc-tireur, attaché par-dessus tout à son libre arbitre, il assuma jusqu’au bout les conséquences de ses choix. Son seul viatique était sa foi, la certitude que l’aventure lui ouvrirait les portes d’une vie libre initiatique.

 

Jean Lacombe avec sa caméra sur Yang son dernier bateau

Jean Lacombe avec sa caméra sur Yang son dernier bateau

 

Dès 1960, il emporte avec lui une caméra 16 millimètres mécanique et des boîtes de pellicule inversible. Auto-filmeur avant l’heure, son habileté d’opérateur alliée à ses qualités de photographe – profession qu’il exerça aussi à New York – permettent de bénéficier d’une matière visuelle d’une étonnante richesse. Hormis un montage personnel jamais diffusé de 662 mètres (environ une heure), le marin cameraman a laissé de très nombreux rushes(extraits de reportages, moments d’intimité en mer ou à terre). Numérisées pour ce film, ces images n’avaient encore jamais été vues. En suivant ce chemin solitaire, sa vie devint une quête qu’il évoque dans des manuscrits dont beaucoup sont restés inédits.
Dans « A moi l’Atlantique », seul livre publié chez Laffont en 1957, il raconte l’épopée de sa toute première traversée en 55, sur « Hippocampe », bateau qu’il avait imaginé, dessiné et fait construire à Sartrouville près de Paris. Il relate ses Transatlantiques dans les revues maritimes de l’époque, dont celle de 1960 sur un «Cap Horn ». Il esquisse aussi le début d’une curieuse autobiographie militante qu’il appelle « moi, un blanc marron ! ». Fantasque, râleur, toujours en mouvement, acharné à perfectionner un idéal réclamant volonté et courage, Jean Lacombe a tracé un sillage unique dans l’histoire de la voile hauturière.

Nous avons besoin de croiser des vies d’hommes libres comme celle de Jean Lacombe, assumée jusqu’à la perfection, pour avoir l’énergie de réaliser nos propres rêves. Je me devais d’achever le travail du marin cinéaste Jean Lacombe dans le respect de l’esprit qu’il avait voulu lui insuffler. Ce fut une expérience très intense où j’ai eu l’impression de co-réaliser le film avec lui.

Fabienne Issartel, réalisatrice

 

L’article de François-Xavier Ricardou dans le magazine « Bateaux »

https://www.bateaux.com/article/27288/moi-jean-lacombe-marin-cineaste

 

Quelques minutes du film:

 

L’aventure de Jean Lacombe continue

En 2014, Eric Vibart et Laurent Charpentier retrouvent Hippocampe, le premier bateau de Jean Lacombe dont on n’avait plus aucune nouvelle et qu’on croyait perdu pour toujours dans un coin perdu de Caroline du Nord. Après avoir été vendu aux Etats-Unis, le bateau était passé de main en main. Acheté pour 500 dollars le voilier appartient aujourd’hui à Roy Mascari, 70 ans.  Ce retraité qui complète ses maigres revenus en déchargeant de nuit des camions chez Federal Express, a entrepris une restauration totale du bateau. Il a mis a nu la coque qu’un ancien propriétaire avait recouvert de polyester. Aussi volontaire et débrouillard que Jean Lacombe, Roy a entrepris de refaire bordés et aménagements intérieurs à l’identique. 

L’article d’Eric Vibart ici en PDF :

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Eric Vibart sur Hippocampe qu'il a retrouvé miraculeusement en Caroline du Nord en 2014. Photo Laurent Charpentier.

Eric Vibart sur Hippocampe qu’il a retrouvé miraculeusement en Caroline du Nord en 2014. Photo Laurent Charpentier

 

La Martinique…

« En 1987, vieillissant, oublié et de santé précaire, Jean Lacombe choisit d’aller vivre à la Martinique. Il s’y rend à bord de Yang à bord duquel il déménage toutes ses affaires en deux voyages mouvementés. Vivant un moment à son bord dans la baie de Fort-de-France, il finit par s’installer à terre sans abandonner pour autant ses projets de navigation. Il élit domicile dans un studio en sous-sol où il vit parmi ses boîtes de films, de vieux journaux relatant ses exploits passés, décorant ses murs de maximes glanées dans ses lectures où il est question de la destinée humaine. C’est dans ce contexte qu’il débute la rédaction d’un texte autobiographique, « Moi, un blanc marron », texte inédit resté inachevé. Connu pour son caractère abrupt et ses sautes d’humeur, économisant sou à sou avec le rêve inaccessible d’acheter un nouveau bateau pour participer à une nouvelle course transatlantique, il est atteint d’un cancer et finalement emmené à l’hôpital où il décède le 1er novembre 1995 à l’âge de 76 ans. »

Extrait d’une biographie de Jean Lacombe par Eric Vibart

 

Les boites rouillées contenant les rushs de Jean Lacombe retrouvées par sa famille après son décès en Martinique

Les boites rouillées contenant les rushs de Jean Lacombe retrouvées par sa famille après son décès en Martinique et confiées à Eric Vibart et Laurent Charpentier

 

Et voilà encore les autres articles faisant écho au film précédemment posté sur mon site. ICI : https://fabienneissartel.wordpress.com/?s=jean+lacombe

Ci-dessous une petite vitrine installée à l’entrée de salle de projection le 13 novembre à Brest. On y voit la caméra Pathé Webo utilisée dés 57 par Jean Lacombe sur son canot pneumatique, puis en 1960 sur le Cap Horn, bateau avec lequel il participe à la première OSTAR. En 1982, après sa séparation avec sa compagne Toni Austin, Jean arrête tout à coup de filmer…

La vitrine installée à Brest à l’entrée de la salle de projection de « Les Studios » pour la séance autour de « Jean Lacombe marin et cinéaste », le 13 novembre 2018, photo Laurent Charpentier

 

L’AMI PATRICK SCHNEPP A LARGUE LES AMARRES…

Patrick Schnepp, inventeur et animateur infatigable du Musée Maritime de La Rochelle était un personnage malicieux, intelligent et cultivé, frondeur et généreux,  qui a dédié sa vie à valoriser le patrimoine maritime avec une exigence et une délicatesse sans compromis : avec amour aussi et une pureté que Patrick partageait avec les navigateurs si particuliers auxquels il a voulu donner une visibilité dans son Musée Maritime de la Rochelle. Son devoir de mémoire avait la couleur de la poésie, celle d’un homme qui défendait l’existence de destins d’hommes libres, sur les mers comme dans nos cités. Notre monde a besoin de nouveaux Patrick Schnepp aujourd’hui avec une vision. 

Comment oublier aussi quelques unes des très joyeuses fêtes auxquelles j’ai pu assister dans les années 90 à bord du France 1, soirées fantasques interminables dont Patrick était à la fois l’initiateur et l’hôte enjoué et accueillant ? Bon vent Patrick, à toi « le chevalier des causes éperdues » !

Patrick Schnepp avait bien voulu évoquer la démarche de Jean Lacombe dans mon film. Je lui dédie bien modestement mes deux dernières projections de Saint-Brieuc et de Rennes.

"Jean Lacombe a voulu faire quelque chose de sa vie", dit Patrick Schnepp dans mon documentaire "moi Jean Lacombe marin et cinéaste", capture d'écran

« Jean Lacombe a tout simplement voulu faire quelque chose de sa vie« , déclarait Patrick Schnepp dans mon documentaire « moi Jean Lacombe marin et cinéaste », capture d’écran

 

LE LIEN vers L’HOMMAGE rendu à Patrick Schnepp à La Rochelle sur l’eau ci-dessous

Deux liens pour découvrir Patrick Schnepp :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/patrick-shnepp-fondateur-du-musee-maritime-rochelle-est-decede-1578595.html

https://www.chasse-maree.com/patrick-schnepp-chevalier-des-causes-eperdues/

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Une projection de : « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE » de Fabienne Issartel, a eu lieu au FILMAR d’Hendaye ce samedi 24 mars à 9 h. Un film culte !

Une nouvelle projection de « Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste » est toujours un événement. Sélectionné au prestigieux festival de la mer, le FILMAR 2018 d’Hendaye (du 22 au 25 mars), vous avez pu le découvrir ce SAMEDI 24 MARS 2018 à 9 h à l’auditorium Sokoburu d’Hendaye. 9 h, un horaire idéal pour tous les amoureux de la mer, lesquels, on le sait aiment se lever tôt !

Le film n’ayant pas été produit cette année, il n’était pas en compétition officielle, mais pouvait prétendre néanmoins au plaisir de votre regard

Entrée gratuite. Laissez vos messages ici à l’issue de la projection.

En savoir plus http://filmar.hendaye.com/

Jean lacombe à son arrivée à Porto Rico avec son Hippocampe, le 23 janvier 1955

« A mon réveil, le 23 janvier, il y avait attroupement sur le quai : journalistes, photographes, télévision, actualités cinématographiques ! Les navigateurs solitaires viennent rarement à Porto Rico, et mon minuscule Hippocampe est spectaculaire. Ma barbe aussi sans doute. » Jean Lacombe dans « A moi l’Atlantique ! », Robert Laffont

Voilà le seul film consacré à Jean Lacombe, célèbre pour avoir couru la première transat anglaise de 1960, puis à bord d’un Golif, celle de 1964 qui lui valut aux côtés de Tabarly les félicitations du Général De Gaulle ! Le documentaire dévoile l’intimité de ce navigateur autodidacte, opiniâtre et révolté, exilé à New York pour vivre dans la marge et la liberté. Avec une caméra 16 mm, Jean Lacombe a filmé ses multiples traversées de l’Atlantique Nord toujours à bord de petits voiliers. Après sa mort en Martinique en 1995, la famille de Jean Lacombe confie ce trésor de bobines de film à Eric Vibart et Laurent Charpentier, journalistes à Voiles et Voiliers. La réalisatrice Fabienne Issartel viendra plusieurs années après terminer avec eux ce travail de résurrection de « Jeannot », personnage hors-normes qui nous donne à tous la force de suivre notre destin.

LE FILM A ETE RECOMPENSE EN 2014 PAR LE PRIX du film « MEMOIRES DE LA MER » de la Corderie Royale de Rochefort

Jean Lacombe à New-York sur « Tigre », un bateau en polyester de 7 m, au début des années 70

Jean Lacombe : le Kerouak de l’Atlantique !

Aventurier plus que marin de compétition, Jean Lacombe fit de l’Atlantique nord, tempétueux et froid, de façon obsessionnelle, son domaine d’élection. Marginal, enthousiaste, il accepta délibérément une vie précaire à New York où il s’était établi dès les années cinquante pour assouvir dès qu’il le pouvait sa passion dévorante de navigations sur des bateaux qu’il voulait absolument de taille modeste (de 5, 48 m à 7, 42 m). A l’aube de la plaisance moderne, il a traversé l’Atlantique sur le premier voilier en polyester.

Issu d’un milieu populaire, artisan maroquinier à Paris, Jean Lacombe, sextant en main acheté aux puces, sera un “clochard céleste” à la manière d’un Slocum. Sans aucune expérience maritime, il construira lui-même son premier bateau, refusa toujours tout sponsoring qu’il considérait comme une compromission. Franc-tireur, attaché par-dessus tout à son libre-arbitre, il assuma jusqu’au bout les conséquences de ses choix. Son seul viatique était sa foi, la certitude que l’aventure lui ouvrirait les portes d’une vie libre initiatique.

Jean Lacombe filme sa vie quotidienne de marin solitaire

Dès 1960, il emporte avec lui une caméra 16 millimètres mécanique et des boîtes de pellicule inversible. Auto-filmeur avant l’heure, son habileté d’opérateur alliée à ses qualités de photographe – profession qu’il exerça aussi à New York – permettent de bénéficier d’une matière visuelle d’une étonnante richesse. Hormis un montage personnel jamais diffusé de 662 mètres (environ une heure), le marin cameraman a laissé de très nombreux rushes (extraits de reportages, moments d’intimité en mer ou à terre) numérisés pour le film que personne n’avait jusqu’alors visionnés.

En suivant ce chemin solitaire, sa vie devint une quête qu’il évoque dans des manuscrits dont beaucoup sont restés inédits. Dans « A moi l’Atlantique », seul livre publié chez Robert Laffont en 1957, il raconte l’épopée de sa toute première traversée en 55, sur « Hyppocampe », bateau qu’il avait imaginé, dessiné et fait construire à Sartrouville près de Paris. Il relate ses Transatlantiques, dont celle de 1960 sur un « Cap Horn » dans les revues maritimes de l’époque. Il esquisse aussi le début d’une curieuse autobiographie militante qu’il appelle « moi, un blanc marron ! ».

Jean Lacombe à New-York, auto-filmage, années 70

Nous avons besoin de croiser des vies d’hommes libres comme celle de Jean Lacombe assumée jusqu’à la perfection, pour avoir l’énergie de réaliser nos propres rêves. Alors il fallait aussi achever le travail du Jean Lacombe cinéaste, dans le respect de l’esprit qu’il avait voulu insuffler. Ce fut ma mission. Débrouillard, fantasque, râleur, toujours en mouvement, acharné à perfectionner un idéal réclamant volonté et courage, Jean Lacombe a tracé un sillage unique dans l’histoire de la voile hauturière. Sur sa route, il aurait pu croiser un Kerouac…

Fabienne Issartel, réalisatrice

L’entretien bouleversant avec Pierre Gazarian, l’ami de New-York de Jean, tourné pour le film, est ici en entier :

Cliquez sur ce lien pour écouter Pierre Gazarian :

https://vimeo.com/258217983

Jean Lacombe fait des essais de flottaison dans sa baignoire avec la maquette de son dernier bateau Yang, avec lequel il traversera encore bien souvent l'Atlantique

Jean Lacombe fait des essais de flottaison dans sa baignoire avec la maquette de son dernier bateau Yang, avec lequel il traversera encore bien souvent l’Atlantique dès 1980

Autres articles concernant le film sur ce site :

Sortie du DVD, et témoignage de l’ami new-yorkais de Jean, Pierre Gazarian :
https://fabienneissartel.wordpress.com/2017/12/09/evenement-pour-tous-les-fans-de-jeannot-moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-enfin-disponible-en-dvd/

Le premier bateau de Jean Lacombe retrouvé :
https://fabienneissartel.wordpress.com/2014/12/30/on-a-retrouve-hippocampe/

Le film au Festival Etonnants Voyageurs :
https://fabienneissartel.wordpress.com/2014/05/20/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-au-festival-etonnants-voyageurs-de-st-malo/

l’Hippocampe de Jean Lacombe échoué sur les rochers de l’ïle Graciosa aux Canaries le 22 septembre 1955

A propos du festival FILMAR dans la presse :

http://www.aquitaineonline.com/actualites-en-aquitaine/euskal-herria/3451-festival-film-de-la-mer-hendaye-filmar.html

https://presselib.com/11eme-festival-international-film-de-mer-de-environnements-dhendaye-sera-preside-celebre-navigateur-bien-bel-evenement/

New-York dans les années 50 filmé en 16mm par Jean Lacombe

 

Jean Lacombe pose sur le Golif dans les chantiers Jouet. Photos de Roland de Greef :

https://rolanddegreefphotos.photoshelter.com/gallery/G0000xFuak3ZpT0Y

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EVENEMENTS POUR TOUS LES FANS DE JEANNOT : une projection au FILMAR d’Hendaye, le 24 mars à 9 h de « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE », un film culte enfin disponible en DVD. Et en exclusivité ici, le témoignage bouleversant de son ami de New-York Pierre Gazarian !

« On ne devient pas esclave. On naît esclave. Si vous allez en Haïti, vous verrez à Port au Prince, la statue de l’esclave qui a brisé ses chaînes et s ‘évade vers la liberté. C’est le « Nègre Marron ». Ne sommes-nous pas tous les esclaves d’une société qui nous impose ses lois auxquelles il est difficile de se soustraire… Alors, moi aussi un jour j’ai brisé mes chaînes et me suis enfui sur la mer, tout seul, avec un petit voilier. Je suis devenu un « Blanc Marron ». C’est ce marronnage à la recherche de la liberté qui va être ici raconté. »

Jean Lacombe

EVENEMENT :

Le film « Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste » à été sélectionné au festival FILMAR 2018 qui se déroulera à Hendaye du 22 au 25 mars 2018.

PROJECTION LE SAMEDI 24 MARS 2018 à 9 h à l’auditorium Sokoburu, Hendaye

 

La galette du DVD de MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE / Jeannot dans son Hippocampe, 1955

Bonne nouvelle pour tous les fans de ce marin mythique : le film « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE », prix « Mémoires de la mer » 2014 du documentaire de la Corderie Royale de Rochefort, est enfin disponible en DVD.
Vous pourrez bientôt vous le procurer à la Corderie Royale de Rochefort et dès maintenant auprès de la production l’Heure Bleue (en laissant vos coordonnées mail à yoann@hbleue.fr ou encore en laissant un message sur ce site. Le film est en vente prix de 21 €, frais de port inclus.

LA PRESSE /

Un article sur le film et le DVD par François-Xavier Ricardo, rédacteur en chef du magazine « Bâteaux » :

https://www.bateaux.com/article/27288/moi-jean-lacombe-marin-cineaste

 

La jaquette du DVD de JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE, sortie décembre 2017

 

Dans le Voiles et Voiliers de mars 2018, page 24

 

Le 9 mars sur le site petits voiliers :

https://www.petitsvoiliers.com/2018/03/09/jean-lacombe-le-grand-navigateur-en-petit-voilier/

 

Jean Lacombe était le héros populaire de la plaisance naissante, mais aussi un esprit libre, « un vagabond céleste » qui méprisait les conventions sociales. Sa fantaisie s’apparentait à celle d’un « facteur cheval », à un virtuose de « l’art brut » pour qui cette notion d’amateur ou de professionnel n’avait plus de sens…

Un jour, il décide de quitter sa vie d’artisan, de construire son propre bateau et de partir, tout seul, vers les Amériques :

« J’achetais des livres techniques, dépouillais toutes sortes de revues de yachting, regardais les plans et les récits des navigateurs à la voile, solitaires de préférence. Et la conclusion s’imposa à moi (…) Le mieux était de faire à mon idée (…) Je décidai de dessiner moi-même mon bateau. Les femmes qui veulent un sac à main se classent en trois catégories : celles qui prennent ce qu’on veut leur vendre, celles qui choisissent parmi ce qu’on leur offre, et c’est quelquefois très long, et celles qui disent : « je le veux comme ceci, comme cela ». Ce sont les plus emmerd… , mais au fond, celles que je respecte le plus. Après tout, c’est pour elles, le sac : pas pour moi ! Deux ou trois fois, la cliente a su bien m’expliquer sa conception, la dessiner. Quand j’ai eu compris, le résultat a été bon. Elles n’étaient pourtant pas du métier. Moi non plus, je n’étais pas architecte naval. Mais je pouvais essayer… »

Jean Lacombe, à propos de la conception de son premier bateau, Hippocampe.

Mise à l’eau d’Hippocampe à Sartrouville le 17 décembre 1953

 

« Hippocampe, conçu au hasard des idées de notre parisien populaire et archi terrien, retrouve les formes les formes les plus traditionnellement marines. C’est extraordinaire ! Ce bateau rejoint les admirables coques des petits bateaux cancalais, si profondes, si « coulées », qu’on les croirait faîtes avec de la glaise par les mains d’un sculpteur de génie ! Hippocampe serait peu commode pour la petite croisière. Mais l’Atlantique est assez profond. Et c’est là que Lacombe a compris : tel usage, telle forme ! Il a ainsi fait de son bateau « un petit roc », alors que la tendance de cent ans, en plaisance et en traversée solitaire, avait été de créer des « mouettes »

Jean Merrien, dans la préface de « A moi l’Atlantique »

 

Une publicité pour le livre récit de la première traversée de l’Atlantique de Jean Lacombe, 1957

 

Jean lacombe l’ingénu est devenu marin, cinéaste, photographe et même écrivain. Le film raconte avec les propres images du navigateur et les témoignages de ses amis, quelques-uns des épisodes de sa vie hors-normes.

Jean Lacombe est parti seul sur la grande mer ne sachant qu’à peine naviguer. C’est comme cela qu’il se retrouve un matin échoué sur une plage de Graciosa aux Canaries. Ce total manque d’expérience lui permet de vivre une expérience humaine exceptionnelle qui s’apparente à la fameuse scène de Fitzcarraldo, ce film allemand de Werner Herzog, sorti en 1982 avec Claudia Cardinale et Klaus Kinski…

Impossible de remettre Hippocampe à l’eau du côté où il s’est échoué à cause de l’état de la mer. Les habitants de Graciosa n’ont alors d’autre choix que celui de porter le bateau qui pèse quand même 2 tonnes de l’autre côté de l’île par-dessus une colline. Pas de machines. Tous les hommes vaillants participent à cette curieuse épopée. Le bateau glisse maintenu droit sur des rondins de bois…

Jean Lacombe à propros de cet épisode dans « A moi l’Atlantique ! »

« On prend la montée en biais, mais le bateau ne dérape pas. Dans les passages difficiles et les virages, il faut avoir recours à des leviers… Cette foule est adroite, calme, disciplinée. A tant d’hommes, tout est facile. Je comprends comment on a bâti les pyramides. Sous le soleil, les hommes transpirent. Voici Hippocampe au sommet. Il prend la pose comme un alpiniste victorieux. Je vais chercher ma bonbonne de vin et fais une distribution générale. On redescend de l’autre côté, sans que le bateau ne glisse. Ces gens sont vraiment des as. A midi, ça y est ! Hippocampe est à la petite crique, après avoir été traîné pendant plus d’un kilomètre. Mon cœur bat de joie. »

Après cette première traversée sur Hippocampe, Jean Lacombe décide de s’installer à New-York. Pierre Gazarian devient son grand ami :

 

Pierre Gazarian, l’ami français de New-York, le complice indéfectible de Jean lacombe

 

Pierre Gazarian qui témoigne dans le film nous a quitté depuis un an. Laurent Charpentier qui avait tourné à New-York cet entretien de Pierre parlant de Jean Lacombe pour mon film, vient de mettre en ligne sur son site un long moment de son évocation si sensible de mon héros. J’espère que là-haut, les deux indéfectibles amis se sont retrouvés  !

L’entretien bouleversant avec Pierre Gazarian tourné pour le film, ici en entier :

Cliquez sur ce lien pour écouter Pierre Gazarian :

https://vimeo.com/258217983

Il avait écrit aussi plusieurs textes pour parler de son ami Jean :

« Je vois arriver cet homme petit, carré, la tête un peu penchée de côté, comme un oiseau. Son teint est bronzé, ses yeux intenses et pétillants d’espièglerie : des yeux bleus gris de marin, phosphorescents, habitués à ce concentrer sur l’horizon. Nous allons déjeuner. Il s’installe, solide à table. Il verse le vin rouge. C’est un français. Non. Un parisien. Dans des conditions précaires, il trouve toujours le moyen d’inviter les copains. Jean, c’est le génie de la débrouillardise, c’est l’expert pour faire beaucoup avec rien, c’est l’anti gaspilleur rayonnant avec toujours une grande énergie physique et mentale. Il méprise tout ce qui est étriqué et rigide. Il avait le goût de la discussion. Il aimait la confrontation et mettre l’interlocuteur en porte à faux. Et pourtant, il avait aussi besoin d’être compris et admiré. Jean aimait le paradoxe. Il disait : « être premier, cest facile. Mais arriver dernier, c’est plus difficile. C’est ça la véritable épreuve ! Je ne sais combien de fois, j’ai voulu lui arracher quelques descriptions héroïques de ses traversées, mais sans succès… Il disait « Les problèmes, c’est avec les gens quand j’arrive. En mer je me débrouille… » La relation de Jean et de son voilier était très importante. L’un et l’autre se confondent, comme un cavalier et sa monture d’une façon animée, presque organique…  Pierre Gazarian 

Qui était Pierre Gazarian :

Né à Paris en 1932, Pierre Gazarian est arrivé à New-York à l’âge de 15 ans. A l’époque où il fait la connaissance du navigateur Jean Lacombe, il est président de Renault pour l’Amérique du Nord. L’un et l’autre, libres-penseurs à leur manière, seront des amis proches. Retiré des affaires en 1987, Pierre Gazarian publie des livres de poésie et donne des chroniques régulières au Suffolk Times, un hebdomadaire papier (et quotidien sur le Web) de la côte Est des Etats-Unis. Il décède chez lui, à Manhattan, le 8 février 2017.

Et pour retrouver les autres articles parus précédemment sur ce site à propos du film « moi jean Lacombe, marin et cinéaste » :

https://fabienneissartel.wordpress.com/tag/jean-lacombe/

 

Jean Lacombe sur Le tigre à New-York

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« Moi Jean Lacombe marin et cinéaste » au festival Etonnants Voyageurs de St Malo le 8 et le 9 juin !

Le navigateur Jean Lacombe en train de filmer avec sa caméra 16 mms. Photo de Toni Austin, sa dernière compagne à New-York

Le navigateur Jean Lacombe en train de filmer avec sa caméra 16 mms. Photo de Toni Austin, sa dernière compagne à New-York

Mon documentaire « Moi Jean Lacombe marin et cinéaste » a été sélectionné pour deux projections au festival :
« Etonnants Voyageurs » à St Malo, du 7 au 9 juin 2014.
J’y éatais présente du 6 au 9 juin.

Projections de mon documentaire :
– dimanche 8 juin, à 10h à l’Ecole de la Marine Marchande (salle 1) en présence de la réalisatrice
– rediffusion le lundi 9 juin à 17h30, toujours à l’Ecole de la Marine Marchande.
ECOLE DE LA MARINE MARCHANDE : 4 rue de la Victoire, St Malo

Le débat après la projection, animé par Patrice Blanc-Francard (à droite)

Le débat après la projection, animé par Patrice Blanc-Francard (à droite)

Ecouter ou réécouter le débat :
http://www.mixcloud.com/tag/fabienne-issartel/

Tout découvrir sur le festival et son histoire, cliquez sur ce lien :
http://www.etonnants-voyageurs.com/

Ce que l’on ne sait pas toujours, c’est que Jean Lacombe a tout à fait sa place dans ce prestigieux festival dédié aux écrivains voyageurs du monde entier. Il a raconté dès 1956 ses traversées dans les revues nautiques de l’époque (Le Yacht et Bateaux). Un ouvrage publié chez Robert Laffont en 57, puis dans la collection marabout junior, nous plonge dans l’univers de « pied-nickelé » de sa toute première navigation avec Hippocampe. Avec ce bateau qu’il avait conçu lui-même dans la région parisienne sans aucune connaissance de la construction navale, Jean Lacombe quitte le port de Toulon le 20 avril 1955 pour la grande aventure, avec deux pains d’une livre et un pauvre matériel de navigation acheté au marché aux puces… Il n’a encore jamais été sur la mer ! « À moi l’Atlantique » est le seul de ses ouvrages qui ait été publié. Pourtant durant toute sa vie, Jean Lacombe ne cessera jamais d’écrire. Je ferai lecture de quelques passages de ses manuscrits inédits à l’issue de la projection !

"À MOI L'ATLANTIQUE", éditions Robert Laffont, avril 1957 : l'extraordinaire récit de la toute première traversée de l'Atlantique en solitaire de Jean Lacombe sur Hippocampe, un bateau construit par lui-même !

« À MOI L’ATLANTIQUE », éditions Robert Laffont, avril 1957 : l’extraordinaire récit de la toute première traversée de l’Atlantique en solitaire de Jean Lacombe sur Hippocampe, un bateau construit par lui-même !

Didier Maupas était présent à la projection (cf. photo plus haut). Il est à l’origine de la mise au point avec son fère Alain du fameux Golif des chantiers Jouët, un des premiers bateaux à voile en polyester, qui sera fabriqué à l’époque à plus de 900 exemplaires. C’est avec un de ces Golifs qui vont révolutionner la plaisance moderne, que mon héros Jean Lacombe participe à la deuxième OSTAR en 1964.

Les frères Maupas, Alain et Didier à l'arrivée de la course Cowes Dinard 1962 qu'ils viennent de gagner à bord d'un Golif des chantiers Jouët.

Les frères Maupas, Alain et Didier à l’arrivée de la course Cowes Dinard 1962 qu’ils viennent de gagner à bord d’un Golif des chantiers Jouët.

UN RASSEMBLEMENT DE GOLIFS À SAINT-MALO !
Philippe Truffaut, président de l’APG, l’Association des propriétaires de Golifs, avait organisé un rassemblement de GOLIFS à St Malo pendant le festival ! 7 GOLIFS étaient présents sur les pontons du port des Bas Sablons à Saint-Malo le 7 et le 9 juin. Les hasards font bien les choses ! Ils étaient donc présents à ma projection du dimanche matin et nous avons partagé autour d’un verre un moment bien sympathique tous ensemble au légendaire café de l’Univers.
Adresse mail : apg.association@gmail.com

Toute l'équipe des propriétaires de Golifs à St Malo après la projection, et Didier Maupas, au fond à gauche.

Toute l’équipe des propriétaires de Golifs à St Malo après la projection, et Didier Maupas, au fond à gauche.

Le navigateur Jean Lacombe sur son Golif des chantiers Jouët

Le navigateur Jean Lacombe sur son Golif des chantiers Jouët

« MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE » SUR FRANCE 3 LIMOUSIN
a été rediffusé SAMEDI 24 MAI À 15 H 25 !
Le lien :
http://limousin.france3.fr/emissions/les-documentaires-en-limousin/actu/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-vendredi-2710-0h00-et-samedi-2810-15h25.html-0

Jean Lacombe sur son premier bateau "Hippocampe" en 1954

Jean Lacombe sur son premier bateau « Hippocampe » en 1954

Fabienne Issartel à Etonnants Voyageurs

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« MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE » reçoit les honneurs d’une projection à l’Eden-Théâtre et le prix « MEMOIRES DE LA MER » de la Corderie Royale de Rochefort. ! « Jeannot » en aurait été fier !

Ce lundi 24 mars, « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE » S’EST VU DÉCERNER LE PRESTIGIEUX PRIX « MEMOIRES DE LA MER » PAR UN ÉMINENT JURY DE LA CORDERIE ROYALE DE ROCHEFORT.
J’EN SUIS ENCORE TOUTE EMUE. MERCI A VOUS POUR CETTE BELLE RECONNAISSANCE.
Des détails sur ce prix avec le lien ci-dessous :
http://www.corderie-royale.com/actualites/laureats-des-memoires-de-la-mer-2014/#.UzKzZP6INdE.email

Jean Lacombe sur YANG,  son dernier bateau ! A ses côtés :  sa compagne Toni Austin.

Jean Lacombe sur YANG, son dernier bateau ! A ses côtés : sa compagne Toni Austin.

PROJECTION TOUT À FAIT EXCEPTIONNELLE DE MON DOCUMENTAIRE « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE » À L’EDEN-THÉÂTRE DE LA CIOTAT DIMANCHE 23 MARS À 19 H.

Ainsi les images tournées par Jean Lacombe viendront clôturer cette manifestation « Cinéphiles à la barre », organisée des passionnés du cinéma, d’un optimisme contagieux, réunis dans l’association « Art et Essai Lumière ».

http://www.edentheatre.org/programmation/art-et-essai-lumiere
ou http://www.artetessailumiere.fr
Tél. 06 64 85 96 40

Jean Lacombe, mon héros, l’autodidacte qui a su inventer une vie d’aventure et de fantaisie à sa mesure, aurait été si fier que ses images réalisées dans la pure solitude de ses navigations soient projetées dans ce lieu mythique.
Je suis bien contente pour lui, et je me dis que mon travail n’a donc pas été vain.
Salut à toi, Jeannot !

Cliquez ici pour découvrir le progamme en PDF de la manifestation « Cinéphiles à la Barre » :
« MOI JEAN LACOMBE » à l’Eden-Théâtre

Autofilmage de Jean Lacombe en train de filmer avec sa caméra 16 mms à bord de son Golif en 1964 Photogramme reproduit par Laurent Charpentier

Autofilmage de Jean Lacombe en train de filmer avec sa caméra 16 mms à bord de son Golif en 1964
Photogramme reproduit par Laurent Charpentier

L’EDEN-THÉÂTRE : UN LIEU DE LÉGENDE
L’Eden-Théâtre, le plus vieux cinéma du monde, à l’histoire indissociable des frères Lumière a rouvert ses portes mercredi 9 octobre 2013 à La Ciotat près de Marseille.
C’est là que, le 21 mars 1899, 250 spectateurs émerveillés découvrirent les premiers films de Louis et Auguste Lumière, moins de quatre ans après « la première projection publique de l’histoire du cinéma » dans la somptueuse demeure bâtie par leur père Antoine, industriel lyonnais. Plusieurs notables avaient ainsi été invités à « assister à quelques expériences de cinématographe ». Une date mythique qui fait de l’Eden la doyenne des salles, ses consœurs ayant au fil du temps disparu.
Si elle-même a échappé à ce sort funeste, c’est grâce à la détermination d’une poignée de Ciotadens refusant de voir mourir « une salle populaire, dit Michel Cornille, président de l’association Les lumières de l’Eden.

UNE VIDEO DE FRANCE TV INFO SUR L’HISTOIRE DE L’EDEN-THÉÂTRE AVEC L’ARRIÈRE PETIT FILS DE LOUIS LUMIÈRE : Gilles Trarieux-Lumière.
CLIQUEZ ICI
http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/video-l-eden-le-plus-vieux-cinema-du-monde-rouvre-a-la-ciotat_431456.html

Un article du journal « Le Provençal » concernant la manifestation :

Un article dans "Le Provençal" du 20 mars à propos du programme de la manifestation "Cinéphiles à la barre" de la Ciotat

Un article dans « Le Provençal » du 20 mars à propos du programme de la manifestation « Cinéphiles à la barre » de la Ciotat

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Puisque vous en voulez encore, « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE » sera reprogrammé le samedi 14 décembre à 15 h 25 sur France 3 Poitou Charentes !

Le Général de Gaulle félicite le navigateur solitaire Jean Lacombe au Salon Nautique de 1965, après sa participation à la deuxième OSTAR en 1964 avec un GOLIF du chantier Jouët.

Le Général de Gaulle félicite le navigateur solitaire Jean Lacombe (le petit Monsieur au milieu à droite de Tabarly) au Salon Nautique de 1965, après sa participation à la deuxième OSTAR en 1964 avec un GOLIF du chantier Jouët.

« MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINÉASTE », Un film documentaire de Fabienne Issartel, 52’, co-production AMIP/France Télévisions

L’annonce dans Voiles et Voiliers de la projection du 30 novembre !
Cliquez ici :
http://www.voilesetvoiliers.com/cultures-voiles/film-documentaire-jean-lacombe-l-indien-de-l-atlantique/

Jean Lacombe se demande au début de son livre « A moi l’Atlantique » : «Qui suis-je ?».
«N’importe qui !» : répond-il.
Le film montre pourtant que le plus célèbre «navigateur ingénu » a été un précurseur exigeant, qui, en 1956, sans aucune expérience de navigation sur la grande mer, a traversé tout seul l’Atlantique sur un bateau qu’il avait conçu lui-même.Jean Lacombe sait modestement tout faire à la façon d’un autodidacte intuitif.Il passera sa vie à traverser l’Atlantique de façon obsessionnelle sur de tous petits bateaux. Grâce à la numérisation de ses propres images en 16 mm découvertes après sa mort en 1995 à la Martinique, il a été enfin possible de raconter l’histoire de sa vie d’homme libre,qui croise celle de l’Amérique où il a vécu, celle des premières courses mythiques OSTAR en solitaire, et celle des débuts de la plaisance moderne aux côtés de Tabarly. Félicité au Salon Nautique de Paris en 65 par le Général De Gaulle, il se met lui-même en scène dans ses aventures solitaires en inventant des techniques d’auto filmage avant l’heure. On partage ainsi son intimité au milieu de l’océan, et dans sa découverte du monde quand il va par exemple aux Açores chez les derniers chasseurs de baleines !

A L’OCCASION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU YACHT CLUB CLASSIQUE, UNE PROJECTION EXCEPTIONNELLE À EU LIEU A L’AUDITORIUM DU MUSEE MARITIME DE LA ROCHELLE LE 30 NOVEMBRE À 17 h 30.
Cliquez sur le lien ci-dessous pour plus d’information.
http://yachtclubclassique.com/2013/11/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste/

MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE : une musique originale d’Ariane Issartel, lauréate du concours Sforzando 2014 et invitée aux « folles journées de Nantes » 2015 !

C’est la violoncelliste Ariane Issartel qui a composé et interprété au violoncelle les dix pièces qui donnent chair aux images muettes en 16 mms tournées par le navigateur Jean lacombe. Un travail en duo très intuitif à plusieurs stades du montage a permis à Ariane de mettre à jour des thèmes qui nous permettent de ressentir en profondeur les images et de participer à cet état indiscible de l’homme seul sur la mer immense, entre contemplation et action, entre joie infinie et abattement.
Ce sont : « Jean neige », « Hippocampe », « Trépassés », « Jean sur terre », « Pilgrim »,
« Jean eau », « Balancier », « Cornouailles », « Sirène en la », « Storm ».

ACTUALITE
SFORZANDO : ELLE A GAGNÉ !

ECOUTER LE TRIO GAGNANT AVEC ARIANE ISSARTEL AU VIOLONCELE :

DANS : Schubert – Trio avec piano n°1 en si bémol majeur, op. 99 – 1ermouvement

http://www.sforzando.eu/?q=fr/node/82

le samedi 26 avril 2014 a eu lieu le concours européen de musique de chambre des Grandes Écoles et des Universités au Collège des Bernardins : le fameux concours Sforzando.
Deux musiciens du COGE, Ariane Issartel et Gabriel Sulem, en trio avec Robin Stephenson, ont gagné l’édition 2014 du concours de musique de chambre Sforzando.
Ils interprétaient le trio avec piano n°1 op.99 de F. Schubert, en si bémol majeur.
Cette finale rassemblait les trois meilleures formations sélectionnées lors du premier tour du concours par un jury composé de personnalités du monde musical, notamment Alexandre Tharaud et le Quatuor Voce. Elle était placée sous la Présidence d’Honneur de M. Frédéric Lodéon.
Pour plus d’infos sur ce concours dont c’est la septième édition :

http://www.sforzando.eu/?q=fr/node/74

La violoncelliste Ariane Issartel qui signe et interprète la musique originale du documentaire "MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE"

La violoncelliste Ariane Issartel qui signe et interprète la musique originale du documentaire « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINEASTE »

Ecoutez aussi Ariane et son ami Théo dans « don »t let her go ! » : une belle ballade pour les promeneurs impénitents de l’hiver le nez au vent…
Cliquez ici : https://www.youtube.com/watch?v=eRPB1lShnVg

Ariane Issartel dans la nuit de la gare de Saint Georges d'Aurac, janvier 2014

Ariane Issartel dans la nuit de la gare de Saint Georges d’Aurac, janvier 2014

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voici le teaser de MOI JEAN LACOMBE marin et cineaste

Très belle projection jeudi soir à La Rochelle. Merci à tous de m'avoir accompagné dans cette aventure, et encore bravo à la valeureuse équipe de l'Aquarium de La Rochelle !

Très belle projection jeudi soir à La Rochelle. Merci à tous de m’avoir accompagné dans cette aventure, et encore bravo à la valeureuse équipe de l’Aquarium de La Rochelle !

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