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« Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste » de Fabienne Issartel : 4 projections exceptionnelles organisées par la Cinémathèque de Bretagne. Le dimanche 9 décembre je serai accompagnée de Yoann Dhenin le producteur du film, aux Champs libres de Rennes, 16 h !

« Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste » de Fabienne Issartel, 52′ a obtenu le « prix du Film Mémoires de la mer » en 2014, décerné par la Corderie Royale de Rochefort et le Centre International de la Mer.

 

Hippocampe, premier bateau imaginé par Jean Lacombe, sort de l’atelier de Sartrouville en décembre 1953

 

Un nouveau fonds « Jean Lacombe » à la Cinémathèque de Bretagne

Jean Lacombe a laissé un grand nombre de rushes en 16 mm le montrant en action à bord de ses 5 bateaux. Après la réalisation du documentaire où ses précieuses images ont été mises en scènes, l’ensemble de ce matériel a été confié par sa famille à la Cinémathèque de Bretagne. Heureuse initiative ! Toutes ces bobines viennent d’être nettoyées et passées au télécinéma HD. Elles sont maintenant magnifiques, plus belles encore que dans notre film et disponibles pour toujours pour les professionnels et le public. Un trésor pour tous ceux ceux qui ont à coeur de ne pas oublier l’esprit pur qui a conduit vers l’aventure ces pionniers de la plaisance moderne. Pionnier, Jean Lacombe l’était aussi dans sa détermination rare à la fin des années 50 à s’auto-filmer pendant ses navigations, dans un milieu hostile et humide, particulièrement délicat pour la préservation du support pellicule. 
Pour inaugurer ce fonds, la Cinémathèque de Bretagne organise 4 projections exceptionnelles du documentaire « Moi Jean Lacombe marin et cinéaste ».

Retrouvez toutes les dates et les lieux ci-dessous.

 

Jean Lacombe lors de son tout premier voyage de 1955 vers New-York, capture d’écran du film « Moi Jean lacombe marin et cinéaste » de Fabienne Issartel

 

« Ce documentaire consacré au marin Jean Lacombe mêle témoignages et images d’archives pour dépeindre le destin singulier de cet homme qui a voulu traverser un beau jour de 1955 l’Atlantique, tout seul à bord d’un voilier de 5,50 mètres qu’il avait conçu lui-même à Paris, sans connaissances particulières de l’architecture navale.

En révélant les images que Jean Lacombe réalisa lui-même sur bandes 16 mm durant ses nombreux périples à travers l’Atlantique nord, la réalisatrice Fabienne Issartel offre une formidable plongée dans l’univers de celui que l’on surnommait le « navigateur ingénu ».

LAURENT CHARPENTIER QUI A ACCOMPAGNE LE FILM A BREST LE 13 DECEMBRE PARLE DE JEAN LACOMBE avec une animatrice de OUFIPO, une Web radio locale de Brest.
C’est ICI VIA CE LIEN :

http://oufipo.org/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste/

 

Eric Vibart et Laurent Charpentier visionnent les rushs de Jean Lacombe. Ici une expérience de survie sur un canot pneumatique sans eau ni vivres en 1957. Capture d’écran de « Moi Jean Lacombe, marin et cinéaste »

 

 

Les dates des 4 PROJECTIONS de novembre et décembre 2018, événements organisés par la Cinémathèque de Bretagne :

A VENIR / ET dernière projection !

Aux Champs Libres, 10, cours des Alliés, salle de conférences, Rennes. Gratuit. Contact : 02 23 40 66 00, http://www.musee-bretagne.fr/Rennes à 16 h

Rennes le 9 décembre 16 h :  présence de la réalisatrice et du producteur du film Yoann Dhenin

https://www.unidivers.fr/rennes/docs-en-stock-au-musee-moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste/

Toutes les projections sont suivies d’une rencontre avec le public.

EN SUPPLEMENT DU FILM UN BONUS EN PREMIERES MONDIALES / Des rushs inédits conservés maintenant par la Cinémathèque de Bretagne sont proposés pour les séances de St Brieuc et de Rennes. 

Ce sera « Coup de vent à Nantucket », un petit film de 15 mns muet monté par l’auteur Jean Lacombe, qui s’auto-filme pendant une navigation solitaire épique et  expérimentale sur un canot pneumatique. Un commentaire qui avait été écrit à l’époque par Jean Lacombe lui-même pour accompagner les images, vient d’être retranscrit, et sera restitué simultanément et en live par la voix de Jean-François Delsaut de la Cinémathèque de Bretagne.

« Coup de vent à Nantucket »

En octobre 1957, près d’un an après son arrivée dans la marina de Sheepshead Bay, à Brooklyn, Jean Lacombe décide de tenter une traversée de l’Atlantique Nord sur un canot pneumatique sans vivres ni eau. Il s’inspire ainsi de la traversée d’Alain Bombard réalisée cinq ans plus tôt en 1952 sur « l’Hérétique », un canot pneumatique doté d’une voile d’Optimist. Comme lui, Lacombe veut tenter une expérience de survie avec l’ambition de servir la science et d’aider les naufragés. Il embarque avec lui un microscope et une caméra…

 

Jean Lacombe installe un microscope en 1957 sur son canot pneumatique pour prendre le large en solitaire, capture d'écran, tous droits réservés Cinémathèque de Bretagne

Jean Lacombe installe un microscope en 1957 sur son canot pneumatique pour prendre le large en solitaire, capture d’écran, tous droits réservés Cinémathèque de Bretagne

 

Un hommage :

Ces deux dernières projections, celle de Saint-Brieuc et celle de Rennes à venir, sont dédiées à Patrick Schnepp qui vient de nous quitter le 20 novembre après une longue maladie. Patrick avait participé au tournage de ce film. Quelques liens en fin d’article vous permettront de découvrir ce personnage qui a toujours défendu au sein du Musée Maritime de La Rochelle qu’il a créé, un certain esprit pur des pionniers de la plaisance moderne… Bon vent Patrick !

ONT  DEJA EU LIEU LES PROJECTIONS DE :

Brest le 13 novembre 20 h : présence de Laurent Charpentier, marin et journaliste
https://www.brestculture.fr/moi-jean-lacombe-marin-cineaste.html

flyerLacombe pour la projection à Brest de « Moi Jean Lacombe marin et cinéaste »

Nantes le 15 novembre 18 h :  présence de la réalisatrice
http://www.moisdudoc.com/spip.php?rubrique90&IDSeance=291

https://abp.bzh/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-film-presente-a-nantes-le-13-novembre-46124

https://archives.loire-atlantique.fr/jcms/decouvrir/rendez-vous-aux-archives/moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-fr-p1_13746?portal=c_5110&category=c_5140

Saint-Brieuc le 25 novembre 14 h 30 :  présence de la réalisatrice, au Cinéma Club 6, 40, boulevard Clemenceau, au centre de Saint-Brieuc.

Quelques annonces :

https://www.cridelormeau.com/manifestation-moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-92238.html

http://www.club6.fr/evenements

https://www.fest.fr/projection-du-film-moi-jean-lacombe-marin-et-cineaste-542343.html#1wAemgdIi28JWsMO.99
https://www.cinematheque-bretagne.fr/Programmation-Projection-_Moi-Jean-Lacombe_-marin-et-cinéaste_-392-1129-0-0.html

 

Parmi les documents laissés par Jean Lacombe, ses photos des stars françaises de passage à New-York à l’époque

JEAN LACOMBE SAVAIT TOUT FAIRE !

Esprit farouchement indépendant et individualiste, dans la lignée d’Alain Gerbault, de Jacques-Yves Le Toumelin ou de Moitessier, Jean Lacombe s’éloigne du monde de la compétition au large, destiné à être de plus en plus dominé par la course à l’armement, à la technologie et au sponsoring. Il se fixe à New York et y subsiste avec des hauts et des bas, s’adonnant à de nombreux petits boulots. Jean sait tout faire. C’est un artisan génial et curieux. Avant d’inventer des bateaux, il concevait des sacs à main pour une clientèle de luxe. Il saura naviguer seul sur la grande mer bleue déchaînée. Il a su aussi écrire ses aventures et les filmer. Jean trouve toujours une idée pour se sortir de l’ornière et donner des horizons à sa liberté. Il monte même une baraque à frites sur une marina du Bronx pour financer la construction de Yang son dernier bateau. Entre autre, il est aussi photographe nous donnant ces extraordinaires clichés d’artistes de passage à New-York qui deviendront nos grandes stars françaises…

 

Jean Lacombe se filme avec humour pendant la seconde OSTAR de1964, lisant la revue Bateaux couché dans son “ Golif ” de 6,50 m. 1 000 exemplaires du Golif, un des premiers croiseurs de série en polyester seront construits dans les cinq ans qui suivirent la course, remportée par Eric Tabarly sur Pen Duick II.

Jean Lacombe se filme avec humour pendant la seconde OSTAR de 1964, lisant la revue Bateaux couché dans son “ Golif ” de 6,50 m. 1 000 exemplaires du Golif, un des premiers croiseurs de série en polyester seront construits dans les cinq ans qui suivirent la course. Course remportée par Eric Tabarly sur Pen Duick II !

 

Jean Lacombe, le Kerouac de l’Atlantique

Voilà le seul film consacré à Jean Lacombe, célèbre pour avoir couru la première transat anglaise de 1960, puis à bord d’un Golif, celle de 1964 qui lui valut aux côtés de Tabarly les félicitations du Général De Gaulle. Le documentaire dévoile l’intimité de ce navigateur autodidacte, opiniâtre et révolté, exilé à New York pour vivre dans la marge et la liberté. Avec une caméra 16 mm, Jean Lacombe a filmé ses multiples traversées de l’Atlantique Nord, toujours à bord de petits voiliers. Après sa mort en Martinique en 1995, la famille de Jean Lacombe confie ce trésor de bobines de film à Eric Vibart et Laurent Charpentier, alors journalistes à Voiles et Voiliers. La réalisatrice Fabienne Issartel viendra plusieurs années après, terminer avec eux ce travail de résurrection de « Jeannot », personnage hors-normes qui nous donnera à chacun la force de suivre son destin.

Aventurier plus que marin de compétition, Jean Lacombe fit de l’Atlantique nord, tempétueux et froid, de façon obsessionnelle, son domaine d’élection. Marginal, enthousiaste, il accepta délibérément une vie précaire à New York où il s’était établi dès les années cinquante pour assouvir dès qu’il le pouvait sa passion dévorante de navigations sur des bateaux qu’il voulait absolument de taille modeste (de 5, 48 m à 7, 42 m). A l’aube de la plaisance moderne, il a traversé l’Atlantique sur le premier voilier en polyester. Issu d’un milieu populaire, artisan maroquinier à Paris, Jean Lacombe, sextant en main acheté aux puces, sera un “clochard céleste” à la manière d’un Slocum. Sans aucune expérience maritime, il construira lui-même son premier bateau, refusa toujours tout sponsoring qu’il considérait comme une compromission. Franc-tireur, attaché par-dessus tout à son libre arbitre, il assuma jusqu’au bout les conséquences de ses choix. Son seul viatique était sa foi, la certitude que l’aventure lui ouvrirait les portes d’une vie libre initiatique.

 

Jean Lacombe avec sa caméra sur Yang son dernier bateau

Jean Lacombe avec sa caméra sur Yang son dernier bateau

 

Dès 1960, il emporte avec lui une caméra 16 millimètres mécanique et des boîtes de pellicule inversible. Auto-filmeur avant l’heure, son habileté d’opérateur alliée à ses qualités de photographe – profession qu’il exerça aussi à New York – permettent de bénéficier d’une matière visuelle d’une étonnante richesse. Hormis un montage personnel jamais diffusé de 662 mètres (environ une heure), le marin cameraman a laissé de très nombreux rushes(extraits de reportages, moments d’intimité en mer ou à terre). Numérisées pour ce film, ces images n’avaient encore jamais été vues. En suivant ce chemin solitaire, sa vie devint une quête qu’il évoque dans des manuscrits dont beaucoup sont restés inédits.
Dans « A moi l’Atlantique », seul livre publié chez Laffont en 1957, il raconte l’épopée de sa toute première traversée en 55, sur « Hippocampe », bateau qu’il avait imaginé, dessiné et fait construire à Sartrouville près de Paris. Il relate ses Transatlantiques dans les revues maritimes de l’époque, dont celle de 1960 sur un «Cap Horn ». Il esquisse aussi le début d’une curieuse autobiographie militante qu’il appelle « moi, un blanc marron ! ». Fantasque, râleur, toujours en mouvement, acharné à perfectionner un idéal réclamant volonté et courage, Jean Lacombe a tracé un sillage unique dans l’histoire de la voile hauturière.

Nous avons besoin de croiser des vies d’hommes libres comme celle de Jean Lacombe, assumée jusqu’à la perfection, pour avoir l’énergie de réaliser nos propres rêves. Je me devais d’achever le travail du marin cinéaste Jean Lacombe dans le respect de l’esprit qu’il avait voulu lui insuffler. Ce fut une expérience très intense où j’ai eu l’impression de co-réaliser le film avec lui.

Fabienne Issartel, réalisatrice

 

L’article de François-Xavier Ricardou dans le magazine « Bateaux »

https://www.bateaux.com/article/27288/moi-jean-lacombe-marin-cineaste

 

Quelques minutes du film:

 

L’aventure de Jean Lacombe continue

En 2014, Eric Vibart et Laurent Charpentier retrouvent Hippocampe, le premier bateau de Jean Lacombe dont on n’avait plus aucune nouvelle et qu’on croyait perdu pour toujours dans un coin perdu de Caroline du Nord. Après avoir été vendu aux Etats-Unis, le bateau était passé de main en main. Acheté pour 500 dollars le voilier appartient aujourd’hui à Roy Mascari, 70 ans.  Ce retraité qui complète ses maigres revenus en déchargeant de nuit des camions chez Federal Express, a entrepris une restauration totale du bateau. Il a mis a nu la coque qu’un ancien propriétaire avait recouvert de polyester. Aussi volontaire et débrouillard que Jean Lacombe, Roy a entrepris de refaire bordés et aménagements intérieurs à l’identique. 

L’article d’Eric Vibart ici en PDF :

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Eric Vibart sur Hippocampe qu'il a retrouvé miraculeusement en Caroline du Nord en 2014. Photo Laurent Charpentier.

Eric Vibart sur Hippocampe qu’il a retrouvé miraculeusement en Caroline du Nord en 2014. Photo Laurent Charpentier

 

La Martinique…

« En 1987, vieillissant, oublié et de santé précaire, Jean Lacombe choisit d’aller vivre à la Martinique. Il s’y rend à bord de Yang à bord duquel il déménage toutes ses affaires en deux voyages mouvementés. Vivant un moment à son bord dans la baie de Fort-de-France, il finit par s’installer à terre sans abandonner pour autant ses projets de navigation. Il élit domicile dans un studio en sous-sol où il vit parmi ses boîtes de films, de vieux journaux relatant ses exploits passés, décorant ses murs de maximes glanées dans ses lectures où il est question de la destinée humaine. C’est dans ce contexte qu’il débute la rédaction d’un texte autobiographique, « Moi, un blanc marron », texte inédit resté inachevé. Connu pour son caractère abrupt et ses sautes d’humeur, économisant sou à sou avec le rêve inaccessible d’acheter un nouveau bateau pour participer à une nouvelle course transatlantique, il est atteint d’un cancer et finalement emmené à l’hôpital où il décède le 1er novembre 1995 à l’âge de 76 ans. »

Extrait d’une biographie de Jean Lacombe par Eric Vibart

 

Les boites rouillées contenant les rushs de Jean Lacombe retrouvées par sa famille après son décès en Martinique

Les boites rouillées contenant les rushs de Jean Lacombe retrouvées par sa famille après son décès en Martinique et confiées à Eric Vibart et Laurent Charpentier

 

Et voilà encore les autres articles faisant écho au film précédemment posté sur mon site. ICI : https://fabienneissartel.wordpress.com/?s=jean+lacombe

Ci-dessous une petite vitrine installée à l’entrée de salle de projection le 13 novembre à Brest. On y voit la caméra Pathé Webo utilisée dés 57 par Jean Lacombe sur son canot pneumatique, puis en 1960 sur le Cap Horn, bateau avec lequel il participe à la première OSTAR. En 1982, après sa séparation avec sa compagne Toni Austin, Jean arrête tout à coup de filmer…

La vitrine installée à Brest à l’entrée de la salle de projection de « Les Studios » pour la séance autour de « Jean Lacombe marin et cinéaste », le 13 novembre 2018, photo Laurent Charpentier

 

L’AMI PATRICK SCHNEPP A LARGUE LES AMARRES…

Patrick Schnepp, inventeur et animateur infatigable du Musée Maritime de La Rochelle était un personnage malicieux, intelligent et cultivé, frondeur et généreux,  qui a dédié sa vie à valoriser le patrimoine maritime avec une exigence et une délicatesse sans compromis : avec amour aussi et une pureté que Patrick partageait avec les navigateurs si particuliers auxquels il a voulu donner une visibilité dans son Musée Maritime de la Rochelle. Son devoir de mémoire avait la couleur de la poésie, celle d’un homme qui défendait l’existence de destins d’hommes libres, sur les mers comme dans nos cités. Notre monde a besoin de nouveaux Patrick Schnepp aujourd’hui avec une vision. 

Comment oublier aussi quelques unes des très joyeuses fêtes auxquelles j’ai pu assister dans les années 90 à bord du France 1, soirées fantasques interminables dont Patrick était à la fois l’initiateur et l’hôte enjoué et accueillant ? Bon vent Patrick, à toi « le chevalier des causes éperdues » !

Patrick Schnepp avait bien voulu évoquer la démarche de Jean Lacombe dans mon film. Je lui dédie bien modestement mes deux dernières projections de Saint-Brieuc et de Rennes.

"Jean Lacombe a voulu faire quelque chose de sa vie", dit Patrick Schnepp dans mon documentaire "moi Jean Lacombe marin et cinéaste", capture d'écran

« Jean Lacombe a tout simplement voulu faire quelque chose de sa vie« , déclarait Patrick Schnepp dans mon documentaire « moi Jean Lacombe marin et cinéaste », capture d’écran

 

LE LIEN vers L’HOMMAGE rendu à Patrick Schnepp à La Rochelle sur l’eau ci-dessous

Deux liens pour découvrir Patrick Schnepp :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/patrick-shnepp-fondateur-du-musee-maritime-rochelle-est-decede-1578595.html

https://www.chasse-maree.com/patrick-schnepp-chevalier-des-causes-eperdues/

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