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« INDIGNONS-NOUS » TOUJOURS ET ENCORE ! Les deux dernières projections de mon « Boris Pahor, portrait d’un homme libre »

Deux nouvelles projections de « Boris Pahor, portrait d’un homme libre » ont eu lieu en février 2016 au Luxembourg et en juin 2016 à Palma de Majorque à l’Atlantida film festival. Notre aventure extraordinaire continue donc à travers toute l’Europe ! Même si le film n’a pas encore été diffusé sur une chaine de télévision – qu’attendent-ils ?-, c’est un beau et étrange succès auquel des acteurs artistiques indépendants et enthousiastes ont envie de s’associer. Ainsi le film a déjà été sous-titré en italien par la formidable équipe de l’Alliance française de Trieste (c’était la toute première projection mondiale), puis en espagnol par Max Lacruz pour le festival Atlantida de Palma de Majorque, et maintenant à Bruxelles c’est Maja Knafelc qui travaille à une traduction slovène. Une chaîne de belles personnes ont ainsi permis d’amplifier la voix et le message humanistes de Boris Pahor plus que jamais nécessaires ces jours-ci !

Stéphane Hessel et Boris Pahor lors de leur rencontre à Paris en 2012, image du film "Boris Pahor, portrait d'un homme libre" de Fabienne Issartel

Stéphane Hessel et Boris Pahor lors de leur rencontre à Paris en 2012, image du film « Boris Pahor, portrait d’un homme libre » de Fabienne Issartel

Trois grands indignés européens !

J’avais filmé avec Guylène Brunet la rencontre entre Stéphane Hessel et Boris Pahor en 2012 à la Maison de l’Amérique latine. Stéphane Hessel et Boris Pahor : deux hommes libres profondément européens, comme l’était aussi Albert Camus que Boris Pahor aime tant. Voilà un extrait du discours que Camus avait prononcé en octobre 1957 à Stockholm où on lui remettait le prix nobel de littérature.

« Chaque grande œuvre rend plus admirable et plus riche la face humaine, voilà tout son secret. Et ce n’est pas assez de milliers de camps et de barreaux de cellule pour obscurcir ce bouleversant témoignage de dignité. C’est pourquoi il n’est pas vrai que l’on puisse, même provisoirement, suspendre la culture pour en préparer une nouvelle. On ne suspend pas l’incessant témoignage de l’homme sur sa misère et sa grandeur, on ne suspend pas une respiration. Il n’y a pas de culture sans héritage et nous ne pouvons ni ne devons rien refuser du nôtre, celui de l’Occident. Quelles que soient les œuvres de l’avenir, elles seront toutes chargées du même secret, fait de courage et de liberté, nourri par l’audace de milliers d’artistes de tous les siècles et de toutes les nations. Oui quand la tyrannie moderne nous montre que, même cantonné dans son métier, l’artiste est l’ennemi public, elle a raison. Mais elle rend ainsi hommage, à travers lui, à une figure de l’homme que rien jusqu’ici n’a pu écraser. »

(Dans « Discours de Suède », 10 décembre 1957, édition Folio, page 61)

Camus et Pahor sont nés tous les deux en 1913 !

Camus, Hessel et Pahor nous donnent ce courage d’être digne de notre humanité.

La projection AU LUXEMBOURG :

L'événement organisé au Luxembourg autour de la venue de Boris Pahor en février 2016

L’événement organisé au Luxembourg autour de la venue de Boris Pahor en février 2016

Après la projection du film "Boris pahor, portrait d'un homme libre" au Luxembourg le 24 février 2016 : Boris Pahor, Michel Hiebel le proviseur du lycée français Vauban et moi, Fabienne Issartel

Après la projection du film « Boris pahor, portrait d’un homme libre » au Luxembourg le 24 février 2016 : Boris Pahor, Michel Hiebel le proviseur du lycée français Vauban et moi, Fabienne Issartel

Boris Pahor sort du lycée Français Vauban du Luxembourg en compagnie de Marc Bubert, professeur de français et aussi personnage présent dans le film "Boris Pahor portrait d'un homme libre", février 2016

Boris Pahor sort du lycée Français Vauban du Luxembourg en compagnie de Marc Bubert, professeur de français et aussi personnage présent dans le film « Boris Pahor portrait d’un homme libre », février 2016

La projection à PALMA DE MAJORQUE :

Palma de Majorque vue du chateau de Bellver

Palma de Majorque vue du chateau de Bellver

L’affiche de la première projection en espagnol. Le film a été sous-titré par Max Lacruz.L’affiche a été conçue et réalisée par Slobodan Obrenic.

Afficheespagnole_BP-FILMIN_A3

Le trailer de « Boris pahor, portrait d’un homme libre » réalisé spécialement par le festival Atlantida de Majorque pour le film présenté en ouverture le 27 juin 2016.
Cliquez ici :

http://www.ecartelera.com/videos/trailer-boris-pahor-retrato-de-un-hombre-libre/

Boris Pahor après la projection de Boris Pahor, portrait d'un homme libre" à l'Atlantida film fest de Palma de Majorque,  27 juin 2016

Boris Pahor après la projection de Boris Pahor, portrait d’un homme libre » à l’Atlantida film fest de Palma de Majorque, 27 juin 2016

Boris Pahor à Palma de Majorque, juin 2016

Boris Pahor à Palma de Majorque, juin 2016

Tous les médias (une dizaine en deux jours) sont venus à Boris dans le hall de l’hôtel Balenguera où nous logions. Il a enchainé les interviews avec l’énergie d’un chef d’état.

Quelques images de lui en pleine action sur le lien ci-dessous :

L’ENERGIE FORMIDABLE ET VISIBLE DE BORIS PAHOR A PALMA DE MAJORQUE 

A l'ouverture du festival Atlantida à Palma de Majorque le 27 juin 2016 : Jaum Ripoll, le Directeur du festival, Fabienne Issartel et Boris Pahor

A l’ouverture du festival Atlantida à Palma de Majorque le 27 juin 2016 : Jaum Ripoll, le Directeur du festival, Fabienne Issartel et Boris Pahor

Très bon article dans El Mundo, plein d’humour… de Luiz Martinez : Boris Pahor: « La Europa de hoy está sucia »
En français : « Boris Pahor :  » L’Europe d’aujourd’hui est sale  »
Le lien :
http://www.elmundo.es/cultura/2016/07/07/577d58e4ca4741dc2d8b460b.html

Un autre :

Boris Pahor à Palma de Majorque parle inlassablement de l'Europe, Juin 2016

Boris Pahor à Palma de Majorque parle inlassablement de l’Europe, Juin 2016

Et aussi :
Boris Pahor: “L’Europa actual també és bruta, desgraciada i egoista” de CRISTINA ROS
Le lien :
http://www.arabalears.cat/cultura/Boris-Pahor-LEuropa-desgraciada-egoista_0_1603639687.html

Un article de Gil Toll qui lui a vraiment regardé le film avec attention.
C’est rare !
Le lien :
Boris Pahor, retrato de un hombre libre

Très belle présentation du film avant la projection par un superbe personnage : Emili Manzano, journaliste, écrivain et réalisateur (son film « El dia de la sépia » ici
http://www.ccma.cat/tv3/el-documental/el-documental-estrena-el-dia-de-la-sipia/noticia/2710834/

Boris Pahor et Emili Manzano devant la salle comble pour l'ouverture de l'Atlantida film festival au cinéma Cineciutat de Palma de Majorque le 27 juin 2016

Boris Pahor et Emili Manzano devant la salle comble pour l’ouverture de l’Atlantida film festival au cinéma Cineciutat de Palma de Majorque le 27 juin 2016

Quelques mots d’Emili Manzoni après la projection :

(En catalan. La traduction suit)

« Ahir vaig tenir l’honor de presentar l’escriptor Boris Pahor (Trieste, 1913) a Palma, amb motiu de l’estrena del documental de Fabienne Issartel projectat com obertura del festival de cinema Atlantida Film Fest de l’amic Jaume Ripolli que podeu trobar a la plataforma de cinema a domicili www.filmin.es(« Retrato de un hombre libre »). Boris Pahor és autor d’una extensa obra en llengua eslovena de la qual només disposam, a les nostres llibreries, de les edicions catalana (Pagès Editors) i castellana (Anagrama) del seu impressionant « Necròpolis », sobre el seu pas pels camps de concentració nazis. Un home que ha sobreviscut als pitjors escorxadors humans del segle XX, i que ahir, a Palma, demostrà que si bé ha estat víctima i testimoni del pitjor que ha donat Europa, també és l’hereu del millor que ha donat el nostre continent al llarg de la seva història: la tradició humanística. Al final de la projecció volgué adreçar-se al públic, i sota l’allau d’aplaudiments que tancàren la seva intervenció encara va aixecar un fil de veu per demanar que els aplaudiments fossin dedicats a tots aquells que vàren morir per la llibertat d’Europa. »

Traduction du catalan en français :

« Hier j’ai eu l’honneur de présenter l’écrivain Boris Pahor (né à Trieste en 1913) à Palma, à l’occasion de la première espagnole du documentaire Fabienne Issartel, « Retrato de un hombre libre », projeté à l’ ouverture du festival Atlantida de mon ami Jaume Ripoll (www.filmin.es). Boris Pahor est l’auteur d’une œuvre vaste slovène, dont nous avons seulement dans nos librairies, les éditions catalanes ( Pagès Editors) et espagnoles (Anagram) de son impressionnante « Necropolis », sur son voyage à travers les camps de concentration nazis. Un homme qui a survécu aux pires abattoirs humains du XXe siècle, et qui hier à Palma a démontré que même si il a été la victime et le témoin de cette Europe, il est aussi l’héritier de la meilleure chose qu’ait façonné notre continent tout au long de son histoire : la tradition humaniste. A la fin de la projection il a rejoint le public sous un tonnerre d’applaudissements, qui ont aussi clôturé son discours, et dans un dernier sursaut de voix, il en a demandé encore, pour rendre hommage cette fois-ci à ceux qui sont morts pour la liberté de l’Europe. »

Et encore à 18’37 un reportage sur Boris sur RTVE
Cliquez :
http://www.rtve.es/alacarta/videos/la-2-noticias/2-noticias-30-06-16/3650394/

Face à Boris Pahor après les interviews interminables au festival de Palma de Majorque en juin 2016, photo Fabienne Issartel

Face à Boris Pahor après les interviews interminables au festival de Palma de Majorque en juin 2016, photo Fabienne Issartel

« Et voilà, nous avons fait notre devoir ! » me dit-il.

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DERNIÈRE AVANT-PREMIÈRE FRANCAISE DE « BORIS PAHOR PORTRAIT D’UN HOMME LIBRE » À SRASBOURG LE 20 JUIN À 18 H AU CINÉMA ODYSSÉE

Deux articles à propos de mon documentaire : http://blogs.mediapart.fr/blog/alicia-deys/081014/boris-pahor-un-sommet-d-humanite

« Jeune homme de 101 ans, dont l’énergie,  l’esprit critique, la rébellion contre l’oppression sont restés intacts, Boris Pahor est un poète, un homme phare. « Portrait d’un homme libre«   tisse méticuleusement son parcours incroyable, au cœur d’une Europe ensanglantée et meurtrie, chamboulée de toutes parts,  y compris dans ses frontières  et dans ses valeurs profondes. Pour lui-même, et au nom des siens – la communauté slovène à laquelle il appartient-, Boris Pahor n’a jamais cessé de  déclarer son amour pour la langue,  en premier lieu sa langue maternelle, longtemps interdite-, langue pour laquelle il s’est battu sans relâche, langue  grâce à laquelle il a pu renaître des cendres  et recouvrer son identité d’homme libre. »

http://www.humanite.fr/boris-pahor-portrait-dun-homme-libre-554108

« Des quais de Trieste aux reliefs tourmentés du plateau du Karst, Fabienne Issartel saisit avec une grande générosité la silhouette frêle et décidée du vieil écrivain. Ce « Portrait d’un homme libre » est aussi retour sur un siècle de résistances et de profonde humanité. » Rsa Moussaoui. 

Boris Pahor, infatigable, en route, accompagné de Liza Japelj, pour une nouvelle rencontre à Tours en mai 2015. Une étape de la grande tournée des projections du documentaire

Boris Pahor, infatigable, en route, accompagné de Liza Japelj, pour une nouvelle rencontre à Tours en mai 2015.
Une étape de la grande tournée des projections du documentaire « Boris Pahor, portrait d’un homme libre ». Photo Fabienne Issartel

Cliquez icci pour le flyer de la projection de Strasbourg : FlyerPRINT-BPahor-Strasbourg (Side 01) Résumé du film : FlyerPRINT-BPahor-Strasbourg (Side 02) La dernière étape de notre valeureuse tournée avec Boris Pahor, 102 ans, pour faire connaître le documentaire « Boris Pahor, portrait d’un homme libre »,  aura lieu à Strasbourg le 20 juin au cinéma Odyssée à 18 h. Ce sera la toute dernière avant-première française. Suivront ensuite, comme vous l’espérez tous, de belles diffusions sur les chaînes de télévisions européennes, qui permettront au plus grand nombre de faire connaissance avec mon héros. Nous attendons toutes les propositions qui conviendront à ce film atypique.

Boris Pahor et Fabienne Issartel arrivent à l'aéroport de Lyon Saint Exupéry début mai 2015.A

Boris Pahor et Fabienne Issartel arrivent à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry début mai 2015.

A Luc en Diois, à l'occasion de la commémoration du 8 mai 45, Boris Pahor confie au député de la Drôme Hervé Mariton, son attachement à l'oeuvre de l'écrivain Vercors, et notamment à sa fameuse nouvelle

A Luc en Diois, à l’occasion de la commémoration du 8 mai 45, Boris Pahor confie au député de la Drôme Hervé Mariton, son attachement à l’oeuvre de l’écrivain Vercors, et notamment à sa fameuse nouvelle « le silence de la mer ». Le soir même avait lieu dans le village une projection de notre documentaire devant 200 personnes. Autre étape de notre tournée début mai 2015. Photo Fabienne Issartel.

La projection de

La projection de « Boris Pahor, portrait d’un homme libre » à Luc en Diois dans la salle des fêtes le 8 mai 2015.

Boris Pahor sera présent à Strasbourg pendant trois jours. Le 19 juin à 17 h, une rencontre sera organisée également à la librairie Kléber et Georges Federmann Président du Cercle Menachem Taffel lui remettra à cette occasion le prix Véronique Dutriez. Véronique Dutriez, présidente du MRAP à Strasbourg, n’a pas survécu à l’agression dont elle a été victime avec son époux Georges Federmann, psychiatre. « Le 15 novembre 2005, un ancien patient a fait irruption dans notre cabinet et a tué Véronique. J’ai reçu 4 balles dans le corps. Au-delà de la douleur profonde et cruelle liée à l’absence de ma femme, je poursuis les œuvres que nous avions bâties ensemble pour rester fidèle à sa mémoire. » Déclare Georges Federmann. Un hommage spontané avait eu lieu le mardi 17 novembre 2005 en fin d’après-midi. Environ 250 personnes se sont recueillies à la mémoire de Véronique Dutriez devant le lieu du drame. Le même jour se tenait à Strasbourg un colloque sur la médecine nazie. Georges et Véronique devaient y participer. Georges et ses amis du cercle Menachem Taffel voient enfin leurs efforts couronnés : un geste de mémoire officielle sera enfin inscrit à l’Institut d’anatomie de Strasbourg pour signaler le massacre génocidaire survenu au camp du Struthof tout proche des 86 Juifs victimes de la déraison de la médecine nazie. http://www.revue-quasimodo.org/PDFs/9 – Federmann.pdf

Georges Federmann et Véronique Dutrie

Georges Federmann et Véronique Dutriez

« Il aura fallu la mort de Véronique pour que cette demande soit entendue par les autorités », déclare Georges Federmann. En tant que médecin psychiatre il se sent aujourd’hui alerté par une médecine à deux vitesses encore tentée par une ségrégation quasi raciale à l’égard des sans-papiers et démunis. Le prix Véronique Dutriez pour les droits des « sans-papiers » remis chaque année veut mettre en lumière une personnalité humaniste dont la vie a été guidée par le devoir de mémoire et de justice au service des humiliés et des démunis. Boris Pahor a mené toute son existence dans cette perspective. Il recevra ce prix 2015 à la librairie Kléber le 19 à 17 h. Venez nombreux pour le féliciter ! ATTENTION : SIGNATURES-DEDICACES DES OUVRAGES DE BORIS PAHOR à 16 h AVANT LA REMISE DU PRIX : Boris Pahor sera à la librairie Kleber pour signer ses ouvrages et vous rencontrer avant la remise du prix entre 16 h et 17 h.

Boris Pahor et Fabienne Issartel avec sa caméra lors du tournage au camp du Struthof dans les Vosges en 2009. Photo Sylvie Goubin.

Boris Pahor et Fabienne Issartel avec sa caméra lors du tournage au camp du Struthof dans les Vosges en 2009. Photo Sylvie Goubin.

Ciquer pour voir le PDF de l’événement à Strasbourg : affiche Pahor-bd L’annonce de la venue de Boris Pahor sur le site du camp du Struthof : http://www.struthof.fr/fr/actualites/fiche/boris-pahor-a-strasbourg/

L’annonce de Médiapart :

http://blogs.mediapart.fr/blog/alicia-deys/170615/boris-pahor-strasbourg

Je raccompagne Boris Pahor à son hôtel non loin de la rue de la Gaieté en juin 2014. Photo Liza Japelj.

Je raccompagne Boris Pahor à son hôtel non loin de la rue de la Gaieté en juin 2014. Photo Liza Japelj.

Le dernier article paru dans les dernières nouvelles d’Alsace (en entier pour les abonnées seulement) : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2015/06/12/boris-pahor-temoin-de-l-indicible

Grande salle, Cinéma l'Odyssée, Strasbourg.

Grande salle, Cinéma l’Odyssée, Strasbourg.

L'article dans le quotidien DNA annonçant la venue de Boris Pahor à Strasbourg du 19 au 21 juin.

L’article dans le quotidien DNA annonçant la venue de Boris Pahor à Strasbourg du 19 au 21 juin.

Le contenu de l’article dans les dernières nouvelles d’Alsace du 13 juin : STRASBOURG Il reçoit le prix Véronique Dutriez du cercle Menachem Taffen Boris Pahor, témoin de l’indicible Il a été ce « pèlerin parmi les ombres », témoin de l’horreur des camps nazis auxquels il survécut : l’écrivain slovène, Boris Pahor, 101 ans, est l’invité de la Ville de Strasbourg. Si, comme de nombreux historiens l’affirment, le XXe  siècle commence avec le déclenchement de la Grande Guerre, c’est alors bien un témoin du XIXe  siècle qui sera reçu par la Ville de Strasbourg, vendredi prochain. La chose nous semble inouïe aujourd’hui, mais Boris Pahor est né sujet de l’empire d’Autriche-Hongrie, en août 1913, lorsque les Habsbourg régnaient sur sa ville natale de Trieste, en Slovénie. C’était un an avant que l’Europe ne s’embrase, mais à l’horreur des tranchées allait succéder un autre rendez-vous vertigineux avec la mort. Et de celui-là, de l’exercice méthodique du crime et de la cruauté, de cette manifestation du plus total déni de la dignité humaine, Pahor sera le témoin au plus près. Entré dans la résistance yougoslave, il est arrêté et déporté. Une trajectoire suivra dans l’indicible, dans l’impensable, dont les stations auront pour noms Natzweiler-Struthof, Dachau, Mittelbau-Dora et Bergen-Belsen. De cette voix qui fait douloureusement écho à celle d’un Primo Levi, de ces mots qui entrent en résonance avec les peintures hallucinées d’un Zoran Music, le lecteur français avait pu découvrir, en 1990, à la faveur d’une traduction du slovène, signée Andrée Lück Gaye, toute la force dramatique – froide, clinique, et pourtant émouvante. En longs paragraphes, couvrant parfois plusieurs pages, Boris Pahor se faisait, au Struthof, P èlerin parmi les ombres (éditions La Table Ronde). Deux temporalités s’y articulaient l’une à l’autre : celle de la déportation, d’une traversée de l’enfer nazi dont la relation participe du défi de « l’incommunicable » ; et celle d’un Pahor retournant bien des années plus tard, dans ces hauteurs vosgiennes apaisées, réactivant sur place une mémoire meurtrie, imperméable aux attentes des visiteurs contemporains du site. De ce rapport quasi-hermétique du passé au présent, que double pourtant cette nécessité morale de témoigner, Pèlerin parmi les ombres est totalement imprégné. Peut-on encore parler aux morts ? « En cet instant, j’aimerais dire quelque chose à mes anciens camarades mais j’ai l’impression que tout ce que je leur dirai en pensée sera faux, écrit-il. Je suis vivant, voilà pourquoi mes sentiments les plus sincères sont quelque part impudiques. » Familier de la capitale alsacienne, dont il avait reçu en 2012 la médaille d’honneur de la Ville, Boris Pahor en est une nouvelle fois l’invité ainsi que du cercle Menachem Taffel qui lui remettra son 9e prix Véronique Dutriez. Il sera également accueilli par la librairie Kléber . Il y évoquera, en dialogue avec Georges Federman, sa trajectoire d’homme libre. Celle d’une conscience happée par la terrible mécanique de l’Histoire, d’un adolescent qui assiste, médusé, en 1920, à l’incendie de la Maison de la Culture slovène par les fascistes italiens. De quoi ancrer au plus profond de son âme cette volonté de s’exprimer à jamais, comme homme et comme auteur, dans cette langue slovène qu’on tenta de lui interdire. Ce refus de toute forme d’autoritarisme l’avait également conduit, en 2004, à participer, à Strasbourg, à un appel « contre l’extrémisme », lancé alors par la municipalité, en réaction à la tenue d’un meeting du Front National. Il y disait son espoir en l’homme. Mais sans angélisme, racontant comment, au sortir des camps, il eut l’impression de retrouver « le paradis terrestre ». Pour découvrir l’horreur de la bombe atomique. SERGE HARTMANN Rencontre avec Boris Pahor, vendredi 19 juin, à 17 h, à la librairie Kléber. © Dna, Samedi le 13 Juin 2015 – Tous droits de reproduction réservés

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MON “ Boris Pahor, portrait d’un homme libre ” A ETE PROJETÉ À PARIS EN AVANT-PREMIÈRE. Salle comble et enthousiasme général ! Je suis ravie !

Un portrait de Boris Pahor et de Fabienne Issartel, mars 2014, vu par Slobodan Obrenic

Un portrait de Boris Pahor et de Fabienne Issartel,en mars 2014, vu par Slobodan Obrenic à Ljubljana

VOILA UN ARTICLE DANS LE FIGARO LITTÉRAIRE DE CETTE SEMAINE (19 juin) DE THIERRY CLERMONT, QUI ÉTAIT PRÉSENT À LA PROJECTION DE MON DOCUMENTAIRE SAMEDI DERNIER !

Cliquez sur ce lien pour le lire :
─ìlanek B Pahor v FIGARO LITTERAIRE

Mes chers spectateurs au cinéma Saint-André-des-Arts samedi matin 14 juin 2014, venus rencontrer Boris Pahor dans mon film et en vrai ! Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

Mes chers spectateurs au cinéma Saint-André-des-Arts samedi matin 14 juin 2014, venus rencontrer Boris Pahor dans mon film et en vrai !
Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

A l'entrée dans la salle. De gauche à droite au fond : Pacôme Thiellement, Jacky Berroyer, Delfeil de Ton et sa femme Renée, nous saluent. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

A l’entrée dans la salle. De gauche à droite au fond : Pacôme Thiellement, Jacky Berroyer, Delfeil de Ton et sa femme Renée, nous saluent. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

l’affiche du film par Slobodan Obrenic.

Il reste encore quelques affiches imprimées « collectors » de l’événement… En faire la demande auprès de la réalisatrice (fabienne.issartel@wanadoo.fr)

Boris Pahor sur France Inter :
Vous pouvez réécoutez BORIS PAHOR SUR FRANCE INTER DANS LA MARCHE DE L’HISTOIRE du VENDREDI 27 JUIN DE 13 h 30 à 14 h :
http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-le-temoin-du-vendredi-boris-pahor-de-l-autriche-hongrie-a-la-yougos

CLIQUEZ ICI POUR ÉCOUTER ET VOIR BORIS PAHOR AU PARLEMENT EUROPÉEN, FILMÉ ET MIS EN LIGNE SUR MON VIMEO IL Y A 7 MOIS :
http://vimeo.com/77903018

Boris Pahor et moi Fabienne à l'issue de la projection du documentaire, samedi 14 juin au cinéma Saint-André-des -Arts. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

Boris Pahor et moi Fabienne à l’issue de la projection du documentaire, samedi 14 juin au cinéma Saint-André-des -Arts.
Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

La PROJECTION EN AVANT-PREMIÈRE DU FILM “ Boris Pahor, portrait d’un homme libre ”, 98 minutes : c’était le samedi 14 juin 2014 à 11H15, au cinéma “ LE SAINT ANDRÉ DES ARTS ” !

Evénement organisé grâce au soutien de l’Ambassade de Slovénie, des éditions “ Pierre Guillaume de Roux “ et de“ La Table Ronde “.

EN PRÉSENCE DE BORIS PAHOR !

Boris Pahor et Liza Japelj de l'Ambassade de Slovénie, arrive au cinéma Saint-Adré-des Arts le 14 juin 2014

Boris Pahor et Liza Japelj de l’Ambassade de Slovénie, arrivent au cinéma Saint-Adré-des Arts le 14 juin 2014. Photo Patrice Issartel

Boris Pahor est reparti à Trieste chez lui dimanche.

Boris Pahor à son arrivée à Paris le 12 juin 2014 et Liza Japelj de l'Ambassade de Slovénie.

Boris Pahor à son arrivée à Paris le 12 juin 2014 et Liza Japelj de l’Ambassade de Slovénie.

L’annonce de la projection par le Nouvel Observateur :
http://bibliobs.nouvelobs.com/agenda/20140529.OBS8905/14-juin-2014-boris-pahor-portrait-d-un-homme-libre-75006.html

Et voilà des articles en slovène :

http://www.ljnovice.com/default.asp?podrocje=37&menu=37&novica=192654

http://www.rtvslo.si/kultura/drugo/svobodni-moz-boris-pahor-dan-drzavnosti-praznoval-s-slovenci-v-parizu/339479

Les articles reprennent des éléments du communiqué de l’Ambassade de Slovénie dont voilà une traduction :
Avant-première de Boris Pahor – portrait d’un homme libre à Paris
Samedi 14 juin 2014 au cinéma Le Saint-André des Arts à Paris le long-métrage documentaire de réalisatrice Fabienne Issartel sur la vie de l’écrivain slovène de Trieste a été projeté. Nombre de représentants de la République des Lettres sont venus honorer de leur présence Boris Pahor, venu tout spécialement pour l’occasion. Après la projection, le héros centenaire s’est adressé à la salle en disant que le thème n’était pas tant lui-même que les trois totalitarismes qui ont ravagé le XXème siècle. Il a insisté sur le rôle des déportés politiques qui, contrairement aux victimes de la Shoah, s’étaient retrouvés dans les camps pour actes de résistance et lutte pour la liberté.
Le film a été très bien reçu: un documentaire de l’avis général clair et bien documenté qui grâce au parti pris personnel de la réalisatrice est allé droit au cœur des spectateurs. Fabienne Issartel a réussi le défi d’englober en 98 minutes un siècle d’existence avec tous ses rebondissements, depuis l’incendie du Palais slovène de Trieste par les fascistes en 1920 jusqu’aux séjours dans divers camps de concentration nazis, le sanatorium et la résurrection par l’amour en France, la revue Le Golfe (éditée pendant 30 ans à Trieste, elle offrait un bol d’air à l’intelligentsia slovène) l’affaire Kocbek, la défense des langues régionales en Europe et jusqu’au dernier livre présenté à Ljubljana en 2012.
La réalisatrice française Fabienne Issartel qui tourne régulièrement des documentaires pour la télévision publique, s’est mise à partir de 2008 à suivre « comme une ombre » notre écrivain dans tous ses déplacements en France – écoles, soirées littéraires, festivals. Elle l’a visité à Trieste, a grimpé avec lui sur le Karst et au Mont Nanos, a suivi sa consécration à Ljubljana à la sortie de son livre Knjiga o Radi… Le résultat est un résumé frappant de la vie et de l’œuvre de l’auteur triestin. Par un heureux hasard, elle est venue chez lui à Trieste pour la première fois exactement le jour où le quotidien Repubblica a publié un grand article à son sujet, révélant aux Italiens non seulement l’homme et sa littérature, mais aussi l’existence d’une communauté slovène à leur frontière orientale. Le documentaire reprend les discours de Pahor sur les heures sombres de l’histoire slovène, en insistant sur le fascisme qui est né à Trieste et qui a fait ses premières armes en y terrorisant sa communauté, chapitre parfaitement inconnu pour le public français. La caméra l’a suivi lors de sa visite au Centre européen du déporté politique sur le site du camp alsacien de Natzweiler-Struthof. La réalisatrice retourne souvent au passé, expliqué à l’aide des cartes pour plus de clarté, sur la place Oberdan, lieu d’incendie du Palais slovène par les chemises noires, moment où la vie du petit Boris a basculé. Elle a enregistré sur la pellicule la dernière partie de la vie de Pahor, période où l’écrivain localement connu se métamorphose en ambassadeur européen de la mémoire, de la justice, de l’éthique, mais aussi de l’amour. Ainsi, le documentaire accède au statut de testament, légué en plus de sa littérature aux générations futures.
A la matinée de samedi, bien de ses collègues écrivains, journalistes et éditeurs ont répondu présents pour rendre hommage au doyen des Citoyens européens: Christiane Hessel, veuve de Stéphane, auteur d’Indignez-vous et camarade de Boris dans le camp de Dora, Sylvestre Clancier, le président d’honneur du PEN français, Pierre-Guillaume de Roux, Delfeil de Ton, René de Ceccatty, Raphael Sorin, Thierry Clermont, Elisabeth Barillé, Pacôme Thiellement… Se sont déplacés également le photographe Evgen Bavcar, le philosophe Edvard Kovač et la famille Pilon au grand complet, les descendants du Montparnos slovène Veno Pilon, chez qui Boris avait trouvé son premier refuge à Paris aux temps jadis. Le centenaire triestin a donné également quelques entretiens, au Figaro, à la Revue des Deux Mondes et à Cassandre.
Le communiqué officiel de l’Ambassade de Slovénie

Les retrouvailles de Boris Pahor et de Blandine de Caunes des éditions Phébus. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

Les retrouvailles de Boris Pahor et de Blandine de Caunes des éditions Phébus. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

L'écrivain Boris Pahor chez lui à Trieste en 2009

L’écrivain Boris Pahor chez lui à Trieste en 2009

Une signature des ouvrages de Boris Pahor a eu lieu à l’issue de la projection ! Boris Pahor a dédicacé sans relâche une centaine d’ouvrages pendant 3 heures, sans boire ni manger

Boris Pahor dédicace un de ses ouvrages à Christel Baras au bistrot Saint André le 14 juin 2014. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

Boris Pahor dédicace un de ses ouvrages à Christel Baras au bistrot Saint André le 14 juin 2014.
Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

Vous pouvez commander les livres de Boris Pahor auprès de Xavier de Marchis, de la librairie « Contretemps », rue Clerc qui était présent à l’avant première du documentaire sur Boris.

Boris Pahor signe son dernier ouvrage paru en France aux éditions Pierre Guillaume de Roux. Le 14 juin 2014 au bistrot Saint André. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

Boris Pahor signe son dernier ouvrage paru en France aux éditions Pierre Guillaume de Roux. Le 14 juin 2014 au bistrot Saint André.
Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés.

Boris Pahor et Cristina firla le 14 juin au bistrot Saint André. Photo François Carton.

Boris Pahor et Cristina firla le 14 juin au bistrot Saint André.
Photo François Carton.

Boris Pahor dédicace ses livres à de très jeunes lecteurs à Nantes

Boris Pahor dédicace ses livres à de très jeunes lecteurs à Nantes en 2009

Un verre de l’amitié a été servi pendant les signatures grâce à l’aimable concours de Mme Marjana Gult.
Un grand merci à elle !

Madame Marjana Gult

Madame Marjana Gult au bistrot Saint André

Cliquez ici pour visualiser le flyer officiel de l’événement :

avant-première Boris Pahor Paris

L'artiste Evgen Bavcar et Andrée Lück-Gaye, traductrice des principaux ouvrages de Boris Pahor, à la sortie de la projection du 14 juin.

L’artiste Evgen Bavcar et Andrée Lück-Gaye, traductrice des principaux ouvrages de Boris Pahor, à la sortie de la projection du 14 juin.

HISTOIRE D’UN HOMME & HISTOIRE D’UN FILM !

Boris pahor a enlevé ses lunettes pour consulter son vieux dictionnaire italien/slovène qui date du temps du fascisme.

Boris pahor a enlevé ses lunettes pour consulter son vieux dictionnaire italien/slovène qui date du temps du fascisme.

“ Le documentaire « Boris Pahor, portrait d’un homme libre » donne la parole au grand écrivain slovène de Trieste, Boris Pahor, qui aura bientôt 101 ans. Cet européen humaniste, rescapé des camps, et qui a traversé le siècle, nous livre dans ce film sa vision d’un monde où, pour gagner sa liberté, il a dû sans arrêt lutter contre les totalitarismes qui ont croisé sa vie. Tout commence à Trieste en 1920 quand il voit enfant les “ Chemises Noires “ de Mussolini mettre le feu à la Maison de la Culture Slovène tout près de chez lui. Puis on lui interdit de parler sa langue slovène. Le petit Boris doit devenir italien de force. Ce traumatisme sera le moteur de son existence. Toute fumée ensuite, et jusqu’aux rougeoiements le soir dans le ciel de Trieste, lui rappelleront sans cesse que l’incendie lui a volé son âme. C’est avec la culture justement et sa machine à écrire qu’il participe auprès des siens – les Slovènes – à la résistance contre le fascisme, le nazisme, puis plus tard, le communisme de Tito. Il sera conduit pour cela, après 43, dans les camps nazis. Interné entre autre en France au camp du Struthof, il ne devra sa survie qu’à sa capacité à parler de nombreuses langues étrangères et notamment l’allemand. Son récit des camps, « Pèlerin parmi les ombres », publié d’abord en France en 90, est souvent comparé à celui de Primo Levi “ Si c’est un homme “. De retour à Trieste, après la guerre, il dirige une revue littéraire engagée – “ Zaliv “ ( Le Golf ) – qui est acheminé clandestinement vers la Yougoslavie, redonnant du souffle à ceux auxquels on a muselé la parole derrière le rideau de fer. Il paye cher sa liberté. Boycotté d’un côté en tant que slovène par les intellectuels de la communauté italienne de Trieste, il est aussi interdit de séjour de l’autre, par la Slovénie de Tito. Il passe ainsi une grande partie de son existence dans l’anonymat. Professeur de littérature italienne pour gagner sa vie, il poursuit pourtant inlassablement son travail d’écrivain dans la cave de sa maison ou dans la solitude du plateau du Karst.

Boris Pahor et sa chère machine à écrire !

Boris Pahor et sa chère machine à écrire !

“ Reconquérir dans ma langue mon pays : c’est la première liberté que je me suis donnée ! “, dit Boris Pahor. En 2008, après voir lu ses ouvrages traduits en français, je décide d’aller lui rendre visite chez lui à Trieste. Je suis tout de suite fascinée par son étonnante énergie ! Boris Pahor me raconte alors son histoire, par bribes, dans un excellent français. Au récit de sa vie se superpose naturellement, l’autre histoire : celle de nos rencontres entre 2008 et 2013. Je filme souvent seule, persuadée que je dois faire ce film. Que ce soit avec Stéphane Hessel à Paris, au camp du Struthof dans les Vosges, chez lui à Trieste, ou à Bruxelles pour la remise d’une médaille du Citoyen Européen, Boris Pahor est toujours le même, préoccupé de vérité et de justice.

Boris Pahor et Raphaël Sorin à Nantes en 2009

Boris Pahor et Raphaël Sorin à Nantes en 2009


C’est un message de mémoire qu’il nous donne, mais aussi d’amour pour l’humanité. Car il aime à dire que l’amour l’a sauvé de tout. Son amour pour les femmes, pour « la Femme », transparaît partout dans son oeuvre dans des pages très sensuelles. Son amour pour la vie se lit aussi en direct, dans ses yeux irradiant d’une lumière étrange, quand il aborde à la fin du film dans la brume au sommet du Nanos, l’idée de sa propre disparition. Vivre en homme libre rendrait-il immortel ? »
La réalisatrice.

Boris Pahor au bistrot Saint André après la projection du documentaire "Portrait d'un homme libre", le 14 juin 2014. Une expression rare de mon héros saisie par l'immense photographe Arnaud Baumann. Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés

Boris Pahor au bistrot Saint André après la projection du documentaire « Portrait d’un homme libre », le 14 juin 2014. Une expression rare de mon héros saisie par l’immense photographe Arnaud Baumann.
Photo Arnaud Baumann. Tous droits réservés

Boris Pahor et Fabienne Issartel : Un grand moment de tournage en haut du mont Nanos en Slovénie

Boris Pahor et Fabienne Issartel : Un grand moment de tournage en haut du mont Nanos en Slovénie

Ce film existe enfin grâce à l’engagement complice de professionnels qui croient, comme moi, à la portée universelle du message porté par la parole de cet homme qui a traversé le siècle en homme libre.
Nous avons aujourd’hui bien besoin de son message pour mieux construire notre Europe !

Montage : Slobodan Obrenic, Mixage : Rémi Bourcereau, Etallonnage : Thomas Bertay
Textes littéraires de Boris Pahor dits par Marcel Bozonnet

Et aussi :
Merci à Marine Tadié, Christophe Dumay, Guylène Brunet et Brand Ferro pour m’avoir aidé à filmer.
Merci à Yves Laisné, Philippe Lemenuel et Eric Thébault pour le son.
Merci à Sophie Faudel.
Merci au comédien Marcel Bozonnet pour m’avoir dit « OUI » tout de suite pour l’interprétation des voix off littéraires du film.
Merci à Thomas Bertay pour m’avoir donné accès aux équipements de Sycomore Films.
Merci à Pacôme Thiellement et à Arnaud Baumann pour leur soutient permanent.
Merci à Sylvie Goubin qui m’a accompagnée au camp du Struthof.

L'ingénieur du son et mixeur Rémi Bourcereau (à gauche)  et Slobodan Obrenic (monteur et graphiste) pendant le mixage du film devant les locaux de Sycomore Films.

L’ingénieur du son et mixeur Rémi Bourcereau (à gauche) et Slobodan Obrenic (monteur et graphiste) pendant le mixage du film devant les locaux de Sycomore Films.

Thomas Bertay chez lui à Sycomore Films, a réalisé l'étallonnage du film. Photo Arnaud Baumann.

Thomas Bertay chez lui à Sycomore Films, a réalisé l’étallonnage du film. Photo Arnaud Baumann.

Les textes littéraires des oeuvres de Boris Pahor en voix off dans le film sont dîts par le magnifique comédien Marcel Bozonnet. Merci à lui !   Photo tous droits réservés.

Les textes littéraires des oeuvres de Boris Pahor en voix off dans le film sont dîts par le magnifique comédien Marcel Bozonnet. Merci à lui !
Photo tous droits réservés.

la réalisatrice Guylène Brunet m'a prêté main forte ici pour le tournage de la rencontre Boris Pahor et Stéphane Hessel, et m'a accompagné à Bruxelles pour la remise à notre héros de la médaille du citoyen européen.

la réalisatrice Guylène Brunet m’a prêté main forte ici pour le tournage de la rencontre « Boris Pahor – Stéphane Hessel », et m’a accompagnée à Bruxelles pour la remise à notre héros de la Médaille du Citoyen européen en 2013.

L'équipe de Petra Pan film production m'a aidé pour un tournage à Trieste en 2009. A gauche le directeur de la photo Brand Ferro. A droite son frère Pablo. De dos à droite : la réalisatrice Petra Seliskar.

L’équipe de Petra Pan film production de Ljubljana m’a aidée pour un tournage de Boris Pahor à Trieste en 2009. A gauche le directeur de la photo Brand Ferro. A droite son frère Pablo. De dos à droite : la réalisatrice Petra Seliskar.

La directrice de la photo Marine Tadié filme Boris Pahor et Antonia Bernard dans le train entre Melun et Paris en 2009.

La directrice de la photo Marine Tadié filme Boris Pahor et Antonia Bernard dans le train entre Melun et Paris en 2009.

La photographe Sylvie Goubin m'a accompagnée pendant quatre jours lors de mon tournage au camp du Struthoff dans les Vosges en novembre 2009. Photo Sylvie Goubin.

La photographe Sylvie Goubin m’a accompagnée pendant quatre jours lors de mon tournage au camp du Struthoff dans les Vosges en novembre 2009. Photo Sylvie Goubin.

L'ingénieur du son Yves Laisné à gauche), les directeurs de la photo Christophe Dumay (au centre) et Marine Tadié (à droite) au théâtre de l'Odéon pour la rencontre Imre Kertesz Boris Pahor en janvier 2009.

L’ingénieur du son Yves Laisné (à gauche), les directeurs de la photo Christophe Dumay (au centre) et Marine Tadié (à droite) au théâtre de l’Odéon pour la rencontre « Imre Kertesz – Boris Pahor » en janvier 2009.

ON PARLE DE BORIS PAHOR DANS TOUTE L’EUROPE !

Boris Pahor et la tasse de café le 14 juin 2014 au Bistrt Saint André. Photo Laurent Charpentier.

Boris Pahor et la tasse de café le 14 juin 2014 au Bistrt Saint André. Photo Laurent Charpentier.

ITALIE :
Le 14 juillet 2014 :
http://cultura.panorama.it/libri/pahor-shoah-letteratura-bompiani-trieste

http://www.spoletonline.com/?page=articolo&id=148475

ALLEMAGNE :
http://www.welt.de/kultur/literarischewelt/article129539291/Europa-ist-Antwort-auf-Problem-der-Nationalitaet.html

SLOVENIE : un article de la télévision slovène qui relate son passage récent en Allemagne et aussi la projection parisienne.
http://www.rtvslo.si/kultura/drugo/boris-pahor-gost-spominske-razstave-o-slovenskih-zrtvah-fasizma/340341

ESPAGNE :
http://blogs.cadenaser.com/como-esta-el-mundo/boris-pahor-102-anos-en-la-ser-hay-que-terminar-con-los-nuevos-campos-de-concentracion-o-vamos-otra-guerra-mundial/330

Boris Pahor aime les femmes et elles le lui rendent bien. Photo Laurent Charpentier.

Boris Pahor aime les femmes et elles le lui rendent bien. Photo Laurent Charpentier.

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UN PETIT MOMENT DE GLOIRE !

Voilà un petit moment de gloire dans ma modeste existence de réalisatrice de documentaires : des projections, un prix, deux avant-premières… Deux films, deux hommes libres, Jean Lacombe et Boris Pahor, qui m’ont porté chance.
Je suis donc dans tous mes états, mais heureuse !

La réalisatrice Fabienne Issartel à Ljubljana, Slovénie le 31 mars 2014

La réalisatrice Fabienne Issartel à Ljubljana, Slovénie le 31 mars 2014

Une projection à Niort !

L'affiche du festival DOCS D'ICI 2014

L’affiche du festival DOCS D’ICI 2014

Le 8 avril mon documentaire sur « Jean Lacombe » était encore à l’honneur dans DOCS D’ICI A 10 h 45 A Niort :
Cliquez ici pour le programme : http://poitou-charentes.france3.fr/docs-d-ici

Le catalogue complet de la manifestation :
http://issuu.com/francetelevisionspoitou-charentes/docs/programme_2014_3/19?e=6085329/7298959

Le navigateur solitaire  Jean Lacombe en 1960

Le navigateur solitaire Jean Lacombe en 1960

Un article en anglais à propos de la première OSTAR à laquelle participa Jean Lacombe en 1960 :
http://www.valhowells.com/skippers.html

Un extrait de 5 minutes du début du film :

La couverture de la revue BATEAUX avec Jean Lacombe sur son Golif des chantiers Jouët, le premier bateau de paisance en polyester :

Jean Lacombe sur son Golif pour la 2ème OSTAR

Jean Lacombe sur son Golif pour la 2ème OSTAR

La jaquette du film. Cliquez ici :
Jaquette_DVD_Lacombe-1

BELLE PROJECTION DE « MOI JEAN LACOMBE MARIN ET CINÉASTE » A L’EDEN THEÂTRE DE LA CIOTAT LE 23 MARS

cinephiles-la provence 29.03.14

La calanque de Figuerolle à la Ciotat le 24 mars

La calanque de Figuerolle à la Ciotat le 24 mars

Le débat après la projection de "Moi Jean lacombe" à l'Eden Théâtre de la Ciotat

Le débat après la projection de « Moi Jean lacombe » à l’Eden Théâtre de la Ciotat

REMISE DU PRIX « MEMOIRES DE LA MER » À LA Maison des Travaux Publics, rue de Berri, le 24 mars 2014
Le dossier de presse :
Dossier Presse Mémoires de la mer 2014 annonce des lauréats-1

Remise du prix du film "Mémoires de la mer" 2014, décerné par La Corderie Royale de Rochefort, à Fabienne Issartel.

Remise du prix du film « Mémoires de la mer » 2014, décerné par La Corderie Royale de Rochefort, à Fabienne Issartel.

Remise du prix "Mémoires de la mer". Le buffet. De gauche à droite, Yann Dhenin, mon producteur, Melwin Israël, musicien, Juliette Guichard, architecte et Ariane Issartel, violoncelliste qui a composé la musique du film.

Remise du prix « Mémoires de la mer ». Le buffet. De gauche à droite, Yann Dhenin, mon producteur, Melwin Israël, musicien, Juliette Guichard, architecte et Ariane Issartel, violoncelliste qui a composé la musique du film.

AVANT-PREMIÈRE INTERNATIONALE A Trieste de « BORIS PAHOR, PORTRAIT D’UN HOMME LIBRE » le 28 mars

Le Musée d'art moderne Revoltella à Trieste où a eu lieu la projection de l'avant première de mon film sur Boris Pahor.

Le Musée d’art moderne Revoltella à Trieste où a eu lieu la projection de l’avant première de mon film sur Boris Pahor.

L'article annonçant la projection de "Boris Pahor portrait d'un homme libre" dans le quotien de Trieste "Le Picolo"

L’article annonçant la projection de « Boris Pahor portrait d’un homme libre » dans le quotien de Trieste « Le Picolo »


L'auditoire attentif à l'avvant première internationale du documentaire "Boris Pahor portrait d'un homme libre", le 28 mars, organisé par l'Alliance française.

L’auditoire attentif à l’avvant première internationale du documentaire « Boris Pahor portrait d’un homme libre », le 28 mars, organisé par l’Alliance française.

Boris Pahor et Fabienne Issartel présentent le film "Boris Pahor, portrait d'un homme libre", 28 mars 2014

Boris Pahor et Fabienne Issartel présentent le film « Boris Pahor, portrait d’un homme libre », 28 mars 2014

http://www.informatrieste.eu/articoli/?x=entry:entry140327-113937

Un article dans le quotidien slovène de Trieste Primorski, à prpos de l'avant première du film "Boris Pahor, portrait d'un homme libre"

Un article dans le quotidien slovène de Trieste Primorski, à prpos de l’avant première du film « Boris Pahor, portrait d’un homme libre »

LE PORTRAIT D’UN HOMME LIBRE QUI CROIT AU POUVOIR DE L’AMOUR
Dans les yeux de Fabienne Issartel Boris Pahor est un héros . La réalisatrice française ce vendredi l’a dit très clairement avec sa voix de velours profonde aux gens qui s’étaient rassemblés dans l’auditorium du Musée de Trieste Revoltella pour la première de son documentaire « Boris Pahor : portrait D’UN homme libre » qui a été filmé pendant cinq ans.
Du film se dégage une sincère admiration de la brune Fabienne pour ce bel écrivain à travers ses romans , et puis aussi à travers de nombreuses rencontres personnelles . Elle prend le train pour Trieste pour la première fois en Janvier 2008 , quand Boris Pahor était encore presque inconnu en Italie , et termine en octobre dernier à Bruxelles , avec sa remise du prix citoyen de l’Europe où on le voit ouvertement dire au Président du Parlement européen Martin Schulz que l’Europe doit être plus attentive aux combattants de la liberté contemporains qui meurent dans la mer Méditerranée . Il parle aussi de la nécessité pour l’Europe de créer « un conseil de l’éthique ».
Entre ces deux moments on découvre des photos de famille, entrelacées avec des images d’archives, les extraits de ses romans, Trieste et la mer, et ses rapports avec Albert Camus et Drago Jančar . L’histoire ne suit pas un ordre chronologique. Passé et présent sont constamment entremêlés : de la maison de la culture slovène en feu, on arrive à Paris , où Pierre- Guillaume de Roux explique pourquoi en 1990, il est le premier éditeur étranger de « Nécropola » (« Pélerin parmi les ombres »). On passe des camps nazis , à Ljubljana , où Pahor fête son 99ème anniversaire,en présentant « son livre de Rada », hommage à sa femme, et dans lequel il parle aussi de ses maîtresses.
Pahor avec sincérité désarme presque le spectateur lorsque, par exemple, il mime le premier baiser avec Danica Tomažič ou qu’il reconnait vouloir encore caresser à son âge le corps de la femme . « Toute ma vie, j’ai admiré le corps humain » , dit l’auteur qui a vu ces mêmes corps brûler dans les fours crématoires. La culpabilité qui a marqué la majorité des rapatriés des camps , il l’a dépassé avec l’aide de l’amour . Il a cette conviction que même quelqu’un qui est nu dans le gel des baraques du camp du Struthof Narzweiler peut se sauver avec l’aide de l’amour et croire encore en la vie.
(Traduction française approximative)

Un portrait de Boris Pahor et de Fabienne Issartel, mars 2014, vu par Slobodan Obrenic

Un portrait de Boris Pahor et de Fabienne Issartel, mars 2014, vu par Slobodan Obrenic

Slobodan Obrenic m’a prêté main forte tous ces derniers mois pour terminer le montage du film. Il m’a accompagnée dans ces belles et émouvantes aventures en Italie et en Slovénie pour les deux avant premières de : « Boris Pahor, portrait d’un homme libre ». Boris Pahor était chaque fois à nos côtés à Trieste et à Ljubljana ! C’était magique.

Slobodan Obrenic sur la jetée de Trieste

Slobodan Obrenic sur la jetée de Trieste

Une deuxième avant-première a lieu quelques jours après à Ljubljlana en Slovénie le 31 mars !

Avant première du film "Boris Pahor, portrait d'un homme libre" à Ljubljana

Avant première du film « Boris Pahor, portrait d’un homme libre » à Ljubljana

Un article en slovène paru dans un magazine culturel bi-mensuel de Ljubljana :
Cliquez ici si vous comprenez le slovène :
http://www.pogledi.si/ljudje/boris-pahor-ambasador-strpnosti-dolgozivosti

Et, tiens, tiens, que vois-je par hasard sous ma fenêtre à Trieste ???

Je découvre des anges sous ma fenêtre dans mon appartement de Trieste... Fabienne Issartel. Mars 2014

Je découvre des anges sous ma fenêtre dans mon appartement de Trieste… Fabienne Issartel. Mars 2014

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